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lusieurs offensives américaines contre le Bas-Canada avaient pour but de disloquer la chaîne de ravitaillement du Saint-Laurent en s’emparant de Montréal. Mais, lors des invasions de l’automne 1812 et du printemps de 1814, les attaquants avaient à peine traversé les frontières qu’ils rebroussaient chemin.
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L’automne de 1813 assista à une tentative plus vigoureuse, mais l’armée américaine battit en retraite après la bataille de Châteauguay, un peu au sud de Montréal. Le colonel de
Salaberry avait, par une exploitation habile du terrain, convaincu les Américains que leurs adversaires étaient en nombre écrasant.
La Royal Navy - et un relief accidenté - avaient protégé la ville de Québec et les provinces maritimes de la menace d’invasions de la part des États-Unis Au cours de la première année de la guerre, les victoires de la marine américaine lors d’un certain nombre de petites actions navales sur l’Atlantique avaient provoqué dans la république un regain d’enthousiasme comparable à celui que devait connaître le Haut-Canada après la prise de Détroit et la bataille de Queenston Heights. |
![Aquarelle : Montréal, Québec, [vers 1792] Aquarelle : Montréal, Québec, [vers 1792]](/english/exhibits/1812/pics/6347_montreal_simcoe_270.jpg)
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Montréal, Québec, [vers 1792]
Elizabeth Simcoe
Fonds Famille Simcoe
Aquarelle
Code de référence : F 47-11-1-0-57
Archives publiques de l'Ontario, I0006347
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L’année 1814 devait voir changer l’équilibre
de force chez les deux protagonistes de l’hémisphère
occidental. À la défaite de Napoléon
en 1814 et ce pour la première fois, la Grande-Bretagne
était en mesure d’envoyer un nombre massif de combattants
en Amérique du Nord. Cette année-là, la Royal
Navy avait permis aux Britanniques une grande souplesse dans l’utilisation des renforts.
Étant donné que, des deux côtés, on essayait déjà de négocier un traité de paix, l’objectif était de s’approprier des territoires et de nuire le plus possible aux intérêts américains, afin de compenser les gains de territoires canadiens dont se prévaudraient les États-Unis à la fin du conflit.
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Mais de quelle façon faire porter ces forces contre les États-Unis?
Le Haut-Canada demeurait un terrain difficile pour les opérations militaires. On avait décidé de lancer sur les États-Unis une attaque sur trois flancs, en tirant parti des forces relatives.
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lattsburgh était alors la principale base navale des Américains sur le lac Champlain, dans l’État de New York. |
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Forts and Batteries at Plattsburg, 1809
Benson J. Lossing, dans
The Pictorial Field-Book of the War of 1812
Illustration
Code de référence : 971 .034 LOS, page 860
bibliothèque
des Archives publiques de l'Ontario
| On espérait que la destruction de la flotte américaine sur le lac et la prise de la base pourraient servir à neutraliser les pertes analogues subies l’année précédente par les Britanniques sur le lac Érié.
L’expédition se solda par un échec lors de la bataille du lac Champlain, le général Prevost, avec plus de 12 000 hommes, s’étant retiré après la défaite de ses navires.
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La Royal Navy avait pu établir, sur la côte Atlantique des États-Unis, un blocus qui infirmait considérablement la capacité américaine de commerce avec d’autres pays. Il avait aussi été décidé d’exploiter la mobilité qu’offrait la marine pour lancer des raids sur la côte et occuper des territoires qui serviraient à négocier les déplacements de frontières à la fin des hostilités. |
On occupa des parties du Maine, qui furent annexées. Washington fut attaquée, et, à la bataille de Bladensburg, les forces américaines furent défaites. Ces actions permirent aux Britanniques d’occuper la capitale et de détruire de nombreux bâtiments publics, en représailles pour la destruction de York en 1813.
Peu après, les Britanniques échouèrent dans leur tentative de s’emparer des installations navales de Baltimore, la Royal Navy n’ayant pas réussi à obtenir la reddition du fort McHenry, malgré son bombardement. Le Star Spangled Banner (l'hymne national américain) commémore l’événement.
Pendant tout l’été de 1814 l’amiral Sir Alexander Cochrane avait lancé, contre les navires et les villages de la côte américaine, une série de raids destinés à harceler les autorités américaines.
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March of the British army
from Benedict to Bladensburg
Benson J. Lossing, dans
The Pictorial Field-Book of the War of 1812
Illustration
Code de référence : 971 .034 LOS, page 929
Bibliothèque
des Archives publiques de l'Ontario
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« Débarqués à la pointe Benedic le 19, nous avons entamé dès le lendemain notre marche sur Washington, sommes arrivés à Blaydensburgh vers deux heures de l’après-midi le 24 et avons trouvé l’ennemi déjà rangé en vue de la bataille et en possession d’une position très favorable. Nos troupes légères ont immédiatement attaqué et, en moins de trois quarts d’heure, mis l’adversaire en déroute en s’emparant de 13 pièces de canon. L’ennemi a battu en retraite en direction de Washington, mais les nôtres, accablés par la chaleur et les difficultés de la marche, n’ont pas pu les poursuivre et ont dû se reposer sur le terrain jusqu’au coucher du soleil… Arrivés à Washington vers 9 heures du soir, nous avons été accueillis à l’entrée dans la ville par un feu nourri provenant d’une grande maison sur notre droite…, laquelle a été incendiée; le même sort attendait les autres bâtiments publics… Le 25, une troupe a été envoyée à l’arsenal, qui renfermait 60 pièces de canon, principalement de cuivre, et une quantité considérable d’armes, de vêtements et de toutes sortes d’autres articles, que nous avons entièrement détruite; malheureusement, plusieurs de nos hommes ont été blessés ou tués dans l’exécution de cette tâche, par l’explosion d’une réserve de poudre que l’ennemi avait dissimulée dans un puits… »
Inscription dans un journal août 1814
Fonds Lieutenant
David Kinnear
Code de référence : F 917
Archives publiques de l'Ontario
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ux États-Unis, le littoral du golfe du Mexique présentait également des occasions d’actions concertées par la Royal Navy et l’armée britannique. Le Mississippi était déjà une voie commerciale majeure et la Nouvelle-Orléans, un port achalandé. Or, la fermeture du Mississippi (malaisée en raison du véritable labyrinthe de voies d’eau du delta) exigeait la prise de la ville.
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Battle of New Orleans
Benson J. Lossing, dans
The Pictorial Field-Book of the War of 1812
Illustration
Code de référence : 971 .034 LOS, page 1040
bibliothèque
des Archives publiques de l'Ontario
| En décembre 1814, on livra donc bataille à la Nouvelle-Orléans. Mal exécutée, l’attaque aboutit à une cuisante défaite des forces britanniques, commandées par le général Packenham. Cette victoire américaine devait jouer un rôle dans l’accession à la présidence du commandant d’alors, Andrew Jackson, au cours des années 1830. |
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