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es
forces navales des lacs Érié et Huron
étaient subordonnées à la flotte principale
du lac Ontario. Les deux camps éprouvaient
des problèmes de ravitaillement et de communications dans
la région relativement peu peuplée du lac Érié,
et les canaux Welland et Érié n’existaient pas
encore comme moyens de faciliter la circulation des provisions.
En conséquence, les bâtiments construits sur ces
deux lacs étaient beaucoup plus petits et plus légèrement
armés. Néanmoins, la grande bataille navale de la
guerre dans le Haut-Canada, à Put-in-Bay,
n’en a pas moins été acharnée et sanglante.
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The "Niagara" breaks the English line, 1897
Carlton T. Chapman,
Naval Actions of the War of 1812
Illustration
Code de référence : 971. 034 BAR
Bibliothèque des Archives publiques de l'Ontario
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Le lieutenant
Barclay commandait l’escadre britannique, de
beaucoup inférieur en puissance de feu et en effectifs,
à l’escadre américaine, dirigée par
le commodore
Perry. Une grande partie des canons des vaisseaux
britanniques provenaient des murailles des forts Malden et Détroit,
ceux qui à l’origine appartenaient à l’escadre
ayant été capturés plus tôt dans l’année,
lorsque York était tombée aux mains des Américains.
Dans la partie occidentale de la province, la situation, qui n’avait
jamais été reluisante pour les Britanniques, allait
encore se détériorer lors de cette défaite.
| Remarque : Barclay était lieutenant,
mais, comme il commandait l’escadre, il portait le titre
de capitaine. |
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« Les flottes
du lac Érié avaient été aperçues
pour la dernière fois à l’île
voisine d’Amherstburg. Après la bataille, on
voyait 12 navires regroupés tranquillement. Le capitaine
Barkley a reçu l’ordre de porter - à
son corps défendant - ses huit vaisseaux, où
il manquait la moitié des hommes, au combat contre
les Américains qui disposaient de neuf vaisseaux
en tous points supérieurs. En conséquence,
il a été capturé, et toute cette contrée
devra se rendre sous peu… Je m’attends d’ici
trois semaines à la plus grande confusion. » |
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Pages 1 et 4
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Pages 2 et 3
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Lettre de Thomas
G. Ridout à son père Thomas Ridout, 21 septembre
1813
Fonds Famille Thomas Ridout
Code de référence : F 43, boîte MU 2390
Archives publiques de l’Ontario |
| La capture de l’escadre
britannique mettait en péril la position du général
Proctor à Détroit et entravait sérieusement
l’expédition des fournitures aux garnisons des Britanniques
et aux Premières Nations dans le Nord-Ouest. Cet événement
entraîna l’évacuation de Détroit et la
retraite, qui devait s’achever avec la défaite de Proctor
et la mort de Tecumseh à Moraviantown. |
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| vant
la guerre, Tecumseh et son demi-frère Tens-Kwau-Ta-Waw
(dit le Prophète) avaient mis sur pied une confédération
des Premières Nations, afin de résister à
l’expansion américaine dans le Nord-Ouest. La défaite
de la confédération à Tipacanoe, en 1811,
faisait de l’alliance avec la Grande-Bretagne le dernier
moyen de conserver une certaine autonomie pour les Premières
Nations de la région.
Après la guerre, la mort de Tecumseh
lors de la bataille de Moraviantown (bataille de la Thames)
rivalisait avec celle de Brock en tant que symbole du patriotisme
haut-canadien. Cet événement marqua aussi le début
de la fin pour la longue alliance entre la Couronne britannique
et les Premières Nations des États-Unis.
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Buste de Tecumseh, 1896
Hamilton Plantagenet MacCarthy
Terre cuite recouverte de bronze
Collection d'œuvres d'art du gouvernement de
l'Ontario, 619883 |
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Lorsque le traité de paix final fut signé, en
1814, les Britanniques furent incapables de convaincre les Américains
de ratifier les garanties antérieurement données
aux Premières Nations par le Haut-Canada. On s’y
était engagé à protéger les territoires
des Premières Nations contre les colons américains.
L’incapacité des Britanniques à tenir leurs
promesses compromettait les alliances futures.
Tens-Kwau-Ta-Waw,dit le Prophète,
était le demi-frère de Tecumseh et avait participé
à la mobilisation des Premières Nations contre les
Américains.
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Tens-Kwau-Ta-Waw, the Prophet, 1837
E. C. Biddle, Philadelphie
Estampe
Code de référence : RG 2-344-0-0-70
Archives publiques de l'Ontario, I0009202 |

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Sketch showing the Indian Lands on the
Grand River originally granted to the Six Nations,
and the several Surrenders of the same by them
made to the Crown, 1843
Thomas Parke
Plan
Code de référence : C-59
Archives publiques de l'Ontario
| La réserve des Six-Nations de la rivière
Grand représentait l’extrémité
ouest du Haut-Canada encore sous le contrôle des Britanniques,
l’année qui a suivi la bataille de Moraviantown.
On tentait de faire échec aux raids américains
en envoyant des patrouilles dans la région. L’une
de ces patrouilles fut défaite lors de la bataille
de Long
Woods, le 4 mars 1814. Une autre, dirigée
par le colonel Bostwick, parvint à capturer un certain
nombre de Canadiens qui collaboraient avec l’envahisseur
et dont une bonne partie furent amenés à Ancaster,
en vue des procès
pour trahison de 1814.
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