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Les archivistes repèrent, acquièrent, conservent et rendent publics le matériel audio et vidéo ainsique les films cinématographiques, publics et privés,
qui ont trait à l’histoire de l'Ontario.
Les Archives possèdent plus de 21 000 heures de films
cinématographiques, d’enregistrements vidéo
et audio. La salle de lecture des films et enregistrements sonores
mène ses activités de préservation et les
activités de consultation publique au même endroit.
Les archivistes
préparent les enregistrements audio-visuels reçus
afin de les conserver et de les transférer sur des formats
accessibles, et offrent des services de consultation sur rendez-vous. |
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L'image a-dessus représente différents
formats de films cinématographiques et d’enregistrements
vidéo et audio, qui nécessitent tous un équipement
de reproduction particulier. Certains formats, comme les
films cinématographiques de 16 millimètres et de 35 millimètres
(devant au centre, et au milieu), ont été standardisés
et sont utilisés depuis plus de 75 ans. Il n’est
pas trop difficile de trouver les moyens techniques de reproduire
ces formats pour l’instant. D’autres formats de films
cinématographiques, comme les films de 9,5 millimètres
et de 28 millimètres, sont obsolètes depuis des
dizaines d’années; le savoir-faire nécessaire
pour préserver et rendre ces films accessibles sur ces
calibres est centralisé dans un petit nombre de centres
d’archives uniquement.
Certains vidéos, comme les cassettes vidéo
2” (grande bobine sur la droite) et les cassettes
à bobine libre de ½” (coin
supérieur droit) sont des technologies obsolètes
depuis quelques temps aussi. Les moyens et les connaissances existants
pour transférer les enregistrements de formats obsolètes
sur des supports modernes dépendent souvent de la popularité
du format à son époque. Si le format était
largement utilisé, même s’il devient obsolète,
il sera possible, pendant plus longtemps, de transférer
les enregistrements de valeur continue sur des formats et des
media modernes.
Les Archives reçoivent également des enregistrements
sur divers formats, de qualité variable. Les images et
les sons enregistrés sur une cassette vidéo
VHS pour la consommation publique (coin supérieur
gauche) sera d’une qualité moindre qu’un enregistrement
effectué, par exemple, sur une cassette vidéo
professionnelle 1” (centre gauche). De bonnes conditions
d’entreposage et des procédures de manipulation correctes
permettent de prolonger la vie des enregistrements réalisés
sur ces médiums, laissant aux archives le temps de régler
les questions d’obsolescence technologique.
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CFPL-TV (F 4396-1-1)
En 2002, les Archives ont reçu un don de
la station de London de la chaîne de télévision
CHUM Television, The New
PL. Ce don consistait en 2 700 boîtes
de films de 16 millimètres, pour la plupart en noir et blanc,
représentant environ 450 heures de projection,
dont un grand nombre étaient accompagnés
de textes. Ces enregistrements représentent
une grande partie des actualités filmées
enregistrées à l’origine pour
CFPL-TV, à London,
depuis le premier jour de diffusion, en novembre
1953 jusqu’à décembre 1968.
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| CFPL-TV était
le deuxième télédiffuseur privé
à diffuser au Canada. Le métrage de
CFPL-TV constitue une documentation historique importante
sur la vie dans le sud-ouest de l’Ontario
sur une période de 15 ans. CHUM Television
a également octroyé un important soutien
financier pour financer la stabilisation et le reformatage
du matériel de CFPL-TV.
Ici, une archiviste des projets spéciaux
examine une bobine d’actualités filmées
de 16 millimètres pour vérifier la présence
de dommages ou d’usure excessive.
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pour un agrandissement (101ko) |
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Lorsque des réparations sont nécessaires,
il est essentiel d’éviter de perdre
des images. Cependant, avec une vitesse
de déroulement du film de 24 images par seconde,
la perte d’une seul image pour faciliter les
réparations représente une perte minimale
d’information. |
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| Parfois, lorsque les dommages sont plus importants, il peut être nécesaire de couper certaines images. Une fois que le cadre endommagé
est coupé, les morceaux de la bande sont
recollés à l’aide des techniques
de réparation de film traditionnelles, qui
sont acceptées pour les documents d’archives.
Le film est placé dans une colleuse et une
portion de l’émulsion d’un côté
est grattée. Une petite quantité de
colle pour film est placée entre les bouts
qui se chevauchent, puis les deux côtés
sont maintenus ensemble jusqu’à ce
que la colle sèche.
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pour un agrandissement (79ko) |
Au besoin, le lien peut toujours être brisé
mécaniquement sans endommager le film. Dans
certains cas, seules les perforations d'entraînement
sont endommagées et non l’image du film.
Les perforations d’entraînement sont réparées
à l'aide d’un rouleau adhésif
de réparation qui contient son propre adhésif.
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Tous les films que CFPL-TV a donnés aux
Archives ont été enregistrés
sur un film
en acétate de cellulose,
qui a été conservé dans des
boîtes en métal. Comme bon nombre de
bases anciennes, le acétate de cellulose est de nature
instable et, à moins qu’il ne soit
conservé dans un endroit froid soigneusement
contrôlé, il se détériorera.
Cet exemple particulier des fonds T. Eaton Co. illustre
les rouleaux étoilés caractéristiques
d’une bobine de film qui a été
conservée dans de mauvaises conditions.
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pour un agrandissement (210ko) |
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Il était habituel dans de nombreuses salles
de presse d’étiqueter les films avec
un morceau d’adhésif, dans ce cas,
du sparadrap chirurgical. Avec le temps, la bande
adhésive adhère au film et il est
difficile de la décoller.
Aux Archives publiques de l’Ontario, le personnel
détache soigneusement la bande adhésive
et nettoie ce qui reste avec un nettoyant de film
à base de dissolvant. Les renseignements
qui y sont marqués sont recopiés sur
des amorces
et des queues
qui sont attachés au début et à
la fin de la bobine. |

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| L’âge ainsi qu’un entreposage et une manutention inappropriée sont trois causes de la dégradation des films à base d’acétate de cellulose. Cette dégradation, plus connue sous le nom de « syndrome du vinaigre », se produit quand le matériau de base commence à se fragmenter, ce qui amène la formation d’acide acétique. |

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Les films soumis à ce genre de dégradation ont une odeur caractéristique de vinaigre. Puisque le processus est auto-catalytique, les bobines de film qui se détériorent devraient être isolées des autres bobines afin que ces dernières ne soient pas infectées. Ce processus de dégradation est irréversible une fois qu’il a débuté. Les conservateurs tentent de ralentir ce processus en entreposant les films à une température et dans un environnement contrôlés.
La photographie ci-contre montre un film magnétique atteint du syndrome du vinaigre. Le syndrome cause un problème particulier dans le cas des films magnétiques, parce que les particules métalliques réagissent avec la base en acétate. Veuillez noter les taches de rouille à gauche des bobines; l’acide acétique a pénétré le contenant en métal, ce qui la fait rouiller. |
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