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e patrimoine documentaire de la guerre de 1812 est abondant. Cela est particulièrement vrai de la correspondance et des rapports qui forment la base de l’information présentée ici. Le choix de ce matériel a demandé l’examen d’une foule de documents, dont on n’a retenu que ceux qui illustraient une question ou un fait de manière intéressante. On a procédé ainsi dans toute la mesure du possible, afin de présenter la guerre et ses suites telles que pouvaient en témoigner les participants.
Le choix du matériel visuel a été plus difficile. En temps de guerre, rares sont les gens qui avaient le temps ou l’envie de noter ou d’illustrer ce qui se passait autour d’eux. On a donc dû recourir à des images datant d’avant ou d’après la guerre pour donner une idée des lieux et de la situation qui régnait au moment du conflit. Les œuvres d’Elizabeth Posthuma Simcoe, épouse du premier lieutenant-gouverneur du Haut-Canada, sont particulièrement précieuses à cet égard. Les aquarelles de Thomas Burrowes dépeignant le Saint-Laurent et la région de Kingston ont été une source visuelle également importante. Les œuvres de ces deux artistes forment une section très appréciée des fonds des Archives. On peut voir d’autres dessins et aquarelles d’Elizabeth Simcoe et de Thomas Burrowes en consultant la Base de données des documents visuels des Archives.
D’autres documents ont été retenus parce qu’ils donnent une idée des points de vue sur cette guerre des générations ultérieures, ce qui, sous bien des aspects, est aussi important que la façon dont elle a été perçue par les contemporains. Les portraits des généraux Brock, Drummond et Prevost exécutés par Berthon avaient été commandés par le gouvernement de l’Ontario, pour célébrer l’histoire de la province et ses relations privilégiées avec la Grande-Bretagne. Une génération plus tard, C. W. Jefferys créait des œuvres qui, par leur conception romancée de l’histoire, ont contribué à colorer l’attitude des écoliers par le biais des manuels d’histoire.
La documentation photographique relative aux monuments et aux champs de bataille apporte des renseignements intéressants sur l’apparence de ces sites avant que ne soit aménagé le réseau des parcs historiques et que les lotissements suburbains n’empiètent sur les zones rurales. Nous sommes redevables de tout un trésor d’images de cette nature à certains photographes amateurs des débuts, tels que M. O. Hammond, John Boyd et Marsden Kemp. |