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Lorsque la
Reine est en visite, le public assiste à des défilés
organisés, à des cérémonies sans faille
et à des galas exercés jusqu'à la perfection.
Mais chaque minute de spectacle a exigé maintes heures
de travail acharné pour assurer qu'aucun détail
n'est oublié.
Lorsqu'on
ouvre les dossiers des organisateurs, on a l'impression de regarder
dans les coulisses d'une pièce de théâtre
réussie et l'on constate immédiatement l'énormité
du travail d'organisation qui a lieu dans les coulisses. On apprécie
alors les travailleurs invisibles qui voient à ce que les
événements se déroulent sans accrocs, disposent
des mesures de sécurité nécessaires et respectent
le protocole approprié.
Le point
de vue des organisateurs provient principalement de bureaux gouvernementaux
tels que le bureau des Affaires intergouvernementales et
le Bureau du lieutenant-gouverneur de l'Ontario. Les documents
privés des premiers ministres, des lieutenants-gouverneurs
et de leurs aides figurent parmi les autres sources.
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Les organisateurs
:
La première
tâche consiste à nommer et à autoriser une
équipe de coordinateurs, créée temporairement
pour un projet unique, collectif. La logistique est la clé
d'une tournée réussie et le gouvernement recrute
des membres des forces armées pour s'assurer que les événements
royaux se déroulent de façon aussi précise
que la Relève de la garde.
Une coupure
de presse de 1973 tirée d'une publication de la fonction
publique de l'Ontario, Topical, présente un sommaire des
antécédents et de l'expertise des membres auxquels
on confie des responsabilités royales. Un nom revient souvent
Frank McEachren qui a été l'aide de camp
en chef de six lieutenants-gouverneurs entre 1955 et 1982. M.
McEachren a légué aux Archives des albums de photos
et des films familiaux dans lesquels il documente la famille royale
à titre officiel et en tant que citoyen ordinaire.
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Dans
les albums de découpures du fonds privé de Frank
McEachren, on retrouve trois souvenirs charmants : une invitation
à déjeuner à bord du yacht Britannia, un
menu et un programme musical.
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(54ko)
Invitation à déjeuner à bord du Britannia,
1959
Fonds Frank McEachren
Code de référence : C 328
Archives publiques de l'Ontario |

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(49ko)
Programme musical à bord du Britannia
Album de coupures sur la visite royale, 1959
Fonds Frank McEachren
Code de référence : C 328
Archives publiques de l'Ontario |

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(57ko)
Menu du déjeunerà bord du Britannia, 1959
Fonds Frank McEachren
Code de référence : C 328
Archives publiques de l'Ontario |
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Sécurité :
La sécurité est la préoccupation
maîtresse des organisateurs. Ils dressent des plans et des
échéanciers pour que les forces policières
connaissent l'emplacement du cortège royal à chaque
minute. Peu de documents sur les mesures de sécurité
sont mis à la disposition du public, mais l'unité
de l'accès des Archives publiques de l'Ontario a autorisé
la publication de renseignements concernant le yacht Britannia,
étant donné que celui-ci a été désaffecté.
La série RG 58-12,
Affaires intergouvernementales, comprend un livre sur la planification
de la sécurité et aborde le passage sécuritaire
du Britannia de la frontière québécoise à
Kingston.
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En outre,
53 plans exhaustifs ou « détails » décrivent
tous les déplacements du Britannia lors d'une croisière
de trois jours en Ontario. Ils remplissent un manuel de plusieurs
centaines de pages.
Voici quelques
détails intéressants :
- La flottille
royale était précédée de neuf escortes
policières, de six avions aérodynamiques de la
GRC et de trois yoles de l'OPP qui éloignaient les petits
vaisseaux.
- Tout le
matériel, des véhicules aux jumelles, en passant
par les bouteilles de plongée, est énuméré.
Le matériel de communication est inclus dans presque
tous les plans
Les dossiers
comprennent une liste de noms et de mots de code utilisés
par les services de sécurité pour identifier les
gens durant une des visites. |

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(36ko)
Mots de code
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Le yacht Britannia :
Selon le
rapport des services de police, le Britannia compte 255 membres
d'équipage. Traditionnellement, les ordres sur le pont
supérieur sont exécutés sans mots de commande
parlés.
Lancé
en 1953, le Britannia a été construit de manière
à pouvoir servir d'hôpital de taille moyenne durant
la guerre.
La partie
résidentielle du navire est un palais flottant. Les appartements
royaux comprennent une salle à manger qui peut accommoder
50 convives à un banquet d'État et servir de salle
de cinéma. |

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Le yacht royal Britannia amarré à Windsor
Code de référence : RG 65-35-7-22-3, pièce Xs 1919
Archives publiques de l'Ontario |

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Protocole :
Le coordonnateur
provincial suit l'exemple de son homologue au ministère
fédéral du secrétaire d'État.
F. E. Cochran, coordonnateur adjoint fédéral de
la visite royale de 1973, a fourni un rappel discret du protocole
au Colonel G. P. Marriott, coordonnateur provincial.
Les chercheurs
et chercheuses trouveront dans les instructions des conseils sur
l'habillement, la révérence et la façon de
s'adresser à la Reine :
- Les dames
ne sont pas tenues de porter une robe longue pour les réceptions
de plein air ou autres événements tenus pendant
la journée, à moins d'avoir été
priées de le faire. Les robes courtes d'après-midi
sont de mise.
- Les chapeaux
sont de mise pour les réceptions de jour.
- Les gants
courts ne sont plus exigés pour les réceptions
de jour, mais de nombreuses dames se sentent plus à l'aise
lorsqu'elles portent des gants; dans ce cas, elles ne sont pas
tenues de porter des gants blancs et doivent éviter de
retirer leurs gants avant d'avoir été présentées
à la Reine ou au duc d'Edinburgh.
- Les dames
qui possèdent des gants longs doivent les porter lors
des réceptions officielles tenues en soirée.
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Lorsqu'on
est présenté à Sa Majesté
- Sa Majesté
se tient à droite du duc d'Edinburgh. À sa droite
se trouve l'hôte ou la personne qui fait les présentations.
- Les invités
s'approchent par la droite, les femmes précédées
de leur mari, et l'hôte présente chaque personne
en prononçant son nom une seule fois et d'une voix assez
forte pour que la Reine et le duc d'Edinburgh puissent entendre.
- Chaque
invité salue ou fait la révérence et serre
la main de Sa Majesté, fait de même avec Son Altesse
royale puis continue de marcher. Les dames présentées
ne font pas une révérence complète mais
une demi-révérence, c'est-à-dire qu'elles
placent le pied droit derrière le talon gauche en pliant
légèrement le genou et gardent la tête droite
en serrant la main de Sa Majesté. Les hommes saluent
de la tête en tenant le corps droit.
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(64ko)
Mme McKay faisant la révérence devant la Reine |
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Comment
s'adresser à la famille royale
- On s'adresse
à la Reine en disant « Your Majesty »
la première fois et « Ma'am » par
la suite. Pour le duc d'Edinburgh, le prince de Galles et la
princesse Anne, on emploie « Your Royal Highness
» la première fois et « Sir »
et « Ma'am » en poursuivant la conversation.
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Le cortège
royal :
Devinez combien
de personnes font partie du cortège royal de la Reine.
Leur nombre
varie, bien sût, mais pour la visite de la Place Ontario,
en 1973, le cortège comprenait :
- La Reine
- Le duc
d'Edinburgh
- Le Gouverneur-général
et son épouse
- Un aide
- Le secrétaire
du Gouverneur-général
- Le Premier
ministre Pierre Elliot Trudeau et son épouse
- Un aide
- Le lieutenant-gouverneur
de l'Ontario
- Un aide
- Le premier
ministre de l'Ontario William G. Davis et son épouse
- Un aide
- Deux dames
d'honneur
- Le secrétaire
privé de la Reine
- Le secrétaire
canadien de la Reine
- Le secrétaire
privé adjoint de la Reine
- L'attaché
de presse de la Reine
- Le médecin
de la Reine
- L'écuyer
d'honneur de la Reine
- L'écuyer
d'honneur canadien de la Reine
- Le secrétaire
privé du duc d'Edinburgh
- L'agent
de police de la Reine
- L'agent
de police du duc d'Edinburgh
- Le ministre
fédéral qui escorte la Reine et son épouse
- Un aide
- Le directeur
du protocole officiel
- Le coordonnateur
fédéral adjoint
- Un coordonnateur
de la presse
- Le coordonnateur
de la sécurité
- Cinq membres
de la GRC et leurs épouses
- Le coordonnateur
provincial
- L'adjoint
spécial au coordonnateur provincial
- Un officier
d'administration
- Le coordonnateur
de la sécurité (OPP)
- Un coordonnateur
de la presse
- Le coordonnateur
adjoint de la sécurité (OPP)
- Un agent
fédéral des opérations de transport
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Médias :
Pour la visite
à la Place Ontario, les médias avaient droit à
une voiture et à deux autobus de 40 sièges voyageant
sous escorte policière.
Les membres
des médias étaient strictement surveillés.
Pour la visite de 1951, le Secrétariat d'État du
Canada a émis les instructions suivantes :
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Règles à l'intention des journalistes |