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Citations à consigner

15 mars 1792

« J'aime bien l'idée du long voyage qui se presente ù nous et du perpétuel changement de paysage qui cela nous procurera. »

17 septembre 1791

« Nous sommes arrivés à Weymouth. J'ai marché, le soir, avec Lady Collier, sur l'esplanade. »

15 octobre 1791

« Vent N.-O., fortes et froides bourrasques. Ces coups de vent n'ont pas rafraîchi les cabines, qui sont tellement chauffées. J'étais bien contente de me trouver sur le pont pour me débarrasser de mon mal de tête, mais le temps était si mauvais que j'étais obligée de me retenir à un canon. Les vagues, semblables à des montagnes, étaient magnifiques et terribles à la fois, et lorsque le bateau plonge dans la mer, comme une chaise sur le point de se renverser, il est surprenant de le voir se redresser à nouveau. J'observais cette tempête avec beaucoup d'étonnement. »

14 février 1792

« Au cours de l'hiver, de grandes masses de glace descendent la rivière et les gens qui se rendent au marché de la rive opposée traversent en canoë. Lorsqu'ils rencontrent l'un de ces morceaux de glace, ils l'abordent et le franchissent à pied en portant leur canoë sur leurs épaules, puis remontent à bord de leur embarcation une fois le bloc de glace parcouru. Et ce jusqu'à ce qu'ils atteignent Québec. Cette façon de traverser la rivière semble si difficile et dangereuse qu'on peut à peine y croire avant de l'avoir vu. »

7 juillet 1792

« Ce soir, j'ai marché dans un bois, qui a récemment pris feu à cause de quelques feux de bois laissés allumés par des campeurs. Lorsque le temps est très sec, ces feux se communiquent souvent aux arbres. Peut-être que vous ne connaissez pas le plaisir de se balader dans un bois en feu, mais j'aime tellement ces promenades que je pense faire brûler certains bois pendant mes marches nocturnes. La fumée qui s'élève tient les moustiques à distance, et lorsque le feu s'attaque au tronc creux d'un arbre spongieux, les flammes qui s'élèvent du sommet de l'arbre créent un effet splendide. »

3 août 1792

« Je suis descendue par une colline très raide pour me rendre à Table Rock, d'où la vue sur les chutes est magnifique. Parfois des hommes descendent les rochers au-dessous de ce point, mais la descente est difficile et la vue peut-être un peu moins belle. L'eau qui est vaporisée par la mousse au pied de la chute ajoute de la grandeur à la scène, qui est magnifique, et une fois que l'oeil s'habitue aux objets, c'est encore plus beau. »

17 août 1792

« Nous avions si froid et étions si mouillés que le thé était le bienvenu. Il faisait assez sombre et il y avait trop de vent pour faire brûler nos bougies. Je me suis enveloppée dans deux ou trois houppelandes et j'avais l'intention, au cas où la tente s'envolerait, de me réfugier sous la grande table à manger. La pluie et le vent n'ont pas cessé pendant deux heures et, n'ayant aucun moyen de sécher nos vêtements, nous étions contraints de dormir dans une tente mouillée. Et pourtant, nous ne sommes pas tombés malades. »

23 septembre 1793

« Je me suis promenée à cheval sur la péninsule. Mon cheval a suffisamment d'entrain pour vouloir arriver avant les autres. J'ai fait une course avec Mr. Talbot pour me réchauffer. J'ai ramassé des raisins sauvages. Ils étaient bons, mais pas sucrés. Mr. Smith est parti ouvrir une route, qui s'appellera Dundas Street, du lac à la rivière La Tranche. Il a pris 100 hommes avec lui. »

17 juillet 1794

« Le gouverneur se promenait sur la colline ce soir, lorsque son épaule et son doigt ont été touchés par un coup de feu tiré par un soldat, appartenant à la tente de garde, qui avait tiré sur un chien d'Indiens aperçu en train de voler un cochon. Une balle est restée dans le doigt du gouverneur, qui souffre beaucoup. Un homme qui l'accompagnait a été touché et le chien a été grièvement blessé. Un Indien a également été blessé par le tir. Le gouverneur lui a immédiatement donné l'arme du soldat pour le calmer et a réprimandé le soldat. »

14 avril 1795

« Le gouverneur est si malade depuis le 21 mars que je n'ai pas quitté sa chambre depuis ce jour. Sa toux est tellement forte que certaines nuits il ne peut pas se coucher, obligé de rester assis sur une chaise. Il a perdu l'appétit et souffre de maux de tête au point de ne plus supporter que l'on traverse sa chambre ou parle à haute voix, à part moi. Il n'a vu aucun médecin, si ce n'est un médecin pour chevaux qui a prétendu être pharmacien. »

12 juin 1796

« On dit que cette partie de la montagne est infestée de serpents à sonnette, et je ne sais pas pourquoi je n'en ai pas vus dans ces endroits non fréquentés. J'ai ramassé un grand nombre de plantes. Green leur a donné des noms à toutes et je me suis arrêté à sa maison pour les écrire. Le ginseng, une racine à propriété tonique que les marchands me disent envoyer en Angleterre, et certaines années, il s'est vendu à une guinée la livre; la salsepareille; la vigne phtisique, une jolie plante rampante. La fille de Green a été guérie de la phtisie en buvant du thé de cette plante. »

21 juillet 1796

« Ai pris congé de Mme McGill et Mlle Crookshank. J'étais de si mauvaise humeur, j'étais incapable de dîner avec elle. Elle m'a envoyé un repas mais je n'ai pu manger. Ai pleuré toute le journée. »

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