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Histoires des salles de cinéma ontariennes - bannière

Presque chacun d'entre nous peut se rappeler son propre enthousiasme à l'idée de sortir le soir au cinéma, que cela ait été, enfant, notre première représentation en soirée, notre premier rendez-vous amoureux avec notre futur(e) compagnon(e) ou la première fois que nous avons vu le meilleur film jamais présenté !

Les fichiers de réglementation des cinémas conservés par les Archives publiques de l'Ontario racontent l'histoire des différentes salles de cinéma individuelles et nous donnent des indices pour retracer l'évolution des comportements sociaux, voire des révélations inattendues sur les mœurs sociales d'une époque révolue.

Les gens considèrent souvent les années 1950 comme une époque répressive, mais dans ces années-là, certaines salles offraient des sièges doubles, des places « pour amoureux ».

Photographie : Capitol Theatre, St. Thomas, foyer et comptoir de confiseries, 1947

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Capitol Theatre, St. Thomas,
foyer et comptoir de confiseries, 1947
Photographies de cinémas
Code de référence : RG 56-11-0-231-2
Archives publiques de l'Ontario, I0012834

Cliquez ici pour voir une liste des salles de cinéma présentés dans cette exposition.

À la sortie du film « Peyton Place » - le livre avait été brièvement frappé d'interdiction au Canada sous prétexte qu'il était immoral - la Direction des cinémas (Theaters Branch) appréhendait la réaction du public. De fait, la plupart des fichiers de réglementation des cinémas individuels contiennent une note à propos de la projection de ce film. En dépit de son inquiétude, aucune plainte ne fut enregistrée. En revanche, plusieurs salles ont noté une augmentation de spectateurs et ont demandé davantage de films du même genre.
Photographie : Roxy Theatre, Terrace Bay, projecteurs, [vers 1947]

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Roxy Theatre, Terrace Bay, projecteurs, [vers 1947]
Photographies de cinémas
Code de référence : RG 56-11-0-257-3
Archives publiques de l'Ontario, I0012836

Certains d'entre nous se souviennent peut-être d'un temps où l'attitude envers les fumeurs était beaucoup plus laxiste, une attitude évidente lorsque nous étudions les dossiers. Tant que les salles étaient construites de matériaux ignifuges, la Direction des cinémas n'émettait aucune opinion quant à l'autorisation de fumer dans les auditoriums ou dans les foyers.

Quant il s'agissait des projectionnistes cependant, c'était une tout autre histoire, et tout projectionniste pris à fumer se voyait suspendre son permis.

Il est difficile d'imaginer, aujourd'hui, une sortie au cinéma sans maïs fraîchement éclaté, sans oublier toutes les autres gâteries offertes, à valeur nutritionnelle quelque peu douteuse, des frites aux nachos en passant par les pizzas ! Cela peut sembler incroyable, mais jusqu'aux années 50 la plupart des salles de cinéma ontariennes ne possédaient pas de comptoir de confiseries, comme on les appelait alors, et dépendaient de distributeurs de friandises. Même lorsque les comptoirs de concessions se sont fait plus nombreux, le maïs éclaté était souvent fait d'avance, expédié de Toronto et souvent seulement réchauffé sur place !

Photographie : College Theatre, Toronto, comptoir de confiseries, 1947

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College Theatre, Toronto,
comptoir de confiseries, 1947
Photographies de cinémas
Code de référence : RG 56-11-0-282-5
Archives publiques de l'Ontario, I0012589

Photographie : Algoma Theatre, Sault Ste. Marie, foyer et comptoir de confiseries, 1947

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Algoma Theatre, Sault Ste. Marie,
comptoir de confiseries, 1947
Photographies de cinémas
Code de référence : RG 56-11-0-234-7
Archives publiques de l'Ontario, I0012557

Les gens sont souvent étonnés d'apprendre que l'inspection des cinémas a commencé officiellement dès 1913, lorsque la loi de 1911 sur les cinémas et les cinématographes (Theatres and Cinematographs Act) a été amendée pour prévoir la nomination d'un inspecteur dont la fonction était de garantir la sécurité et le respect de la loi.

Les fichiers conservés par les Archives publiques de l'Ontario commencent en 1938, année où la Commission de censure (Board of Censors) et la Direction de l'inspection (Inspection Branch) ont fusionné pour former la Direction de la censure des films et de l'inspection des cinémas (Motion Picture Censorship and Theatres Inspection Branch), et vont jusqu'aux années 1980, si le cinéma a survécu jusque là.

Les propriétaires des cinéma devaient soumettre les plans de tout changement prévu à la disposition du site, que ce soit une rénovation à grande échelle ou simplement l'ajout d'un comptoir de friandises. Un des cinémas a même envoyé un plan indiquant l'emplacement possible d'une nouvelle cabine téléphonique - après tout, elle aurait pu obstruer le trajet vers l'une des sorties !

La Direction des cinémas avait pour souci premier la sécurité publique et elle examinait scrupuleusement tous les plans pour s'assurer que ce domaine ne souffrait d'aucun compromis.

Photographie : Capitol Theatre, Brantford, arriére du cinéma, 1947

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Capitol Theatre, Brantford,
arriére du cinéma, 1947
Photographies de cinémas
Code de référence : RG 56-11-0-24-4
Archives publiques de l'Ontario, I0011914


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