The Archives of Ontario Remembers Our Canadian War Heroes

Lettre datée du 24 septembre 1915, de Charlie Gray à ses parents Alfred et Emily - traduction

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24 sept. [1915]

Sdt. C. Gray

Chers Maman et Papa,

Deux mots pour répondre à votre agréable lettre. Content d'apprendre que tout le monde est en santé puisque nous le sommes ici. Désolé d'apprendre que les gars ne font pas grand-chose à l'Ouest. Espérons qu'ils s'y sont mis maintenant. Je suppose que vous ne vous attendiez pas à la visite de M. et Mme Shrubsall. J'espère qu'ils se sont amusés en votre compagnie. Je gage que Papa et lui se sont amusés. Vous dites dans votre lettre que vous allez voir David et sa femme. Je vous comprends. Faites toutes les sorties que

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vous pouvez. Nous avons été surpris d'apprendre qu'ils allaient quitter la maison Heydon à la fin du mois. Je suppose qu'ils ne doivent plus gagner grand-chose là asteure. Ça se peux-tu, la femme de Fred qui ne lui envoie pas son argent. Vous pouvez être certain qu'on a été bien heureux de lire dans la lettre de Dolly que vous receviez notre paie sans problème. J'espère qu'Amy a aimé sa broche. Je pense pas que vous auriez pu lui acheter autre chose. Je m'attends à recevoir une lettre d'elle cette semaine. Je comprends pas pourquoi on a pas reçu de courrier cette semaine. Votre lettre est la seule qui est arrivée. Nous nous attendons à recevoir un paquet de Beaty aujourd'hui. Qui a envoyé le paquet du Canada [?] Le vôtre,

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celui que j'ai mentionné dans ma dernière lettre, est le seul que nous avons reçu de Toronto, ce qui fait que si vous m'avez envoyé autre chose, on l'a pas reçu. Ce n'est pas aussi tranquille dans les tranchées en ce moment. Y a pas mal de bombardements d'artillerie. Nous attendons nos ordres pour rentrer dans les tranchées anti-obus si ça chauffe un peu trop. Je vous écris cette lettre dans notre abri et je porte tout mon équipement. Je peux vous assurer que c'est pas le gros confort. Je pense pas que ça va durer trop longtemps. On a eu droit à tout un feu d'artifice au cours du spectacle, nos gars pi les Allemands envoyaient des obus éclairants pour voir s'il y avait quelqu'un devant nos lignes

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pendant la nuit. Lorsqu'ils éclatent, il faut qu'on regarde puis se baisser sous le parapet. Si tu le fais pas assez vite, tu te la fais rabattre. Je suppose que ça va mieux pour George Cox asteure. Charlie Goddard m'a dit que son beau-frère s'attendait à partir le 15 dernier pour l'Angleterre. Il doit être arrivé asteure. J'ai écrit à Ern depuis qu'il est allé à Shorneciffe mais j'ai pas encore eu de réponse. Bien, je pense que c'est tout pour cette fois. Nous embrassons tout le monde.

De vos fils affectueux Charlie et Wally xxxxx