La vie active de Daniel Hill a malheureusement été limitée par la maladie après qu’il s’est retiré de la vie publique en 1989. Des complications dues au diabète ont gravement affecté sa capacité de marcher et de voir, et après une longue et difficile lutte contre la maladie, il est décédé le 26 juin 2003 à l’hôpital St. Michael’s de Toronto – à quelques pas de la maison de chambres de la rue Pembroke où il s’était d’abord installé en 1950 lorsqu’il est venu au Canada pour étudier à l’Université de Toronto.

Article du Toronto Star, A Tribute - Dad will always 'live within us', 6 juillet 2003


Plus de 1 000 personnes s’étaient réunis pour pleurer le départ de Daniel Hill et pour lui rendre un dernier hommage lors d’un service funéraire tenu le 9 septembre 2003 à la Metropolitan United Church à Toronto.

Un hommage à Daniel Hill, écrit par Lawrence Hill, a été publié dans le Toronto Star le dimanche 6 juillet 2003. Pour lire cet hommage en version pdf, cliquez ici. ( en anglais seulement )


Article du Toronto Star,
A Tribute - Dad will always 'live within us', 6 juillet 2003
Gracieuseté de Lawrence Hill.
Utilisé avec la permission des Archives du Toronto Star.

Une conclusion appropriée vient des paroles prononcées par Daniel Hill lui même lorsqu’il est devenu ombudman de l’Ontario.

Bien que j’aie beaucoup à apprendre comme ombudsman, j’espère que mon acquis m’a préparé à ce défi. Ayant consacré la majorité de ma vie à la défense des droits de la personne, j’ai vu les cœur des hommes et des femmes à leur meilleur et aussi à leur pire. D’un autre côté, notre histoire nous a tous laissé un héritage de justice social et de respect pour la dignité humaine. La province de l’Ontario a longtemps été une destination pour les personnes en quête de liberté :

  1. les colons fondateurs d’Angleterre et de France
  2. les Loyalistes de l’Empire Uni
  3. les Noirs libres et esclaves des États-Unis
  4. les vagues d’immigrants provenant d’Europe, d’Asie, d’Afrique et des Caraïbes

Ils représentaient toutes les races, toutes les croyances et toutes les couleurs, et ils étaient tous attirer en Ontario par la promesse d’une vie meilleure, d’une vie libre […]

Dans nos bons moments, nous accueillons beaucoup de gens de différentes nations et nous les laissons être eux-mêmes […] Toutefois, dans nos pires moments, dans notre ignorance, dans notre apathie, nous sommes témoins de la puissance corrosive du racisme, de la discrimination et des préjugés qui détruisent nos liens solides en tant que frères, sœurs et citoyens. Les problèmes d’autrefois en matière de droits de la personne existent encore aujourd’hui, les droits des Autochtones, les droits des femmes, le traitement des minorités visibles, les droits des francophones et les droits des personnes handicapées, pour n’en nommer que peu, que très peu.

Chaque personne qui a lutté pour la sécurité et la justice sociale sait que nous n’avons pas encore atteint la terre promise d’une société juste. Toutefois, ce n’est pas une raison pour baisser les bras. Il y a quelque chose de trop important en jeu. Si on en juge par l’histoire, une leçon est très claire, tant qu’on enfreint, réduit ou élimine les droits de ne serait-ce qu’une personne, alors la liberté de tous est en danger […]

Extrait du discourse de Daniel G. Hill lors de sa prestation
de serment à titre d’ombudsman de l’Ontario, 21 mars 1984
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-7-0-15
Archives publiques de l'Ontario

Photographie : Daniel G. Hill dans son jardin, 15 juillet 1984
Cliquer pour un agrandissement (343ko)
Daniel G. Hill dans son jardin, 15 juillet 1984
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-9-1-5
Archives publiques de l'Ontario, I0027983
Utilisé avec la permission des Archives du Toronto Star.