The Freedom Seekers: Blacks in Early Canada

Dès ses premiers jours au Canada au début des années 1950 comme étudiant à la maîtrise et plus tard au doctorat à l’Université de Toronto, Daniel Hill développe un intérêt intense pour l’histoire des Noirs au Canada. Dans sa thèse de doctorat présentée en 1960 et intitulée Negroes in Toronto, il examine l’histoire et la situation des Noirs dans la ville à cette époque.

Jaquette du livre,“The Freedom-Seekers: Blacks In Early Canada”, de Daniel G. Hill, 1981
Jaquette du livre, “The Freedom-Seekers:
Blacks In Early Canada”, de Daniel G. Hill, 1981
Archives publiques de l'Ontario Library
Code de référence : 301.45196071 H54
Archives publiques de l'Ontario
Ré-imprimée avec la permission de Nelson, une
division de Thomson Learning. Fax 800 730-2215.

Daniel Hill avait toujours espéré publier sa thèse. Bien qu’il n’ait jamais atteint ce but particulier, il a commencé a écrire régulièrement une série d’articles sur l’histoire des Noirs au Canada. Plus tard il étendit son champs d’intérêt de à l’Ontario puis au Canada. En 1981, son livre The Freedom Seekers: Blacks in Early Canada a été publié par The Book Society of Canada. Ce fut le premier livre sur l’histoire des Noirs au Canada écrit pour le marché des livres populaires et il a été imprimé jusqu’à ce que son éditeur final, Stoddart Publishing Company, déclare faillite en 2002.

Le terme même The Freedom Seekers (En quête de liberté) reflète le défi auquel Daniel Hill a dû faire face en essayant de trouver les mots appropriés pour décrire les premiers Noirs qui ont habité au Canada. Plutôt que de mettre l’accent sur le fait négatif que beaucoup de ces résidents avaient été esclaves auparavant, il voulait insister sur leur désir inlassable d’acquérir et de protéger leur liberté, leur dignité et leur égalité, c’est pourquoi il a donné ce titre au livre, The Freedom Seekers.

Pages 2 et 3 du livre “The Freedom-Seekers: Blacks In Early Canada”, de Daniel G. Hill, 1981
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"The Freedom-Seekers: Blacks In Early Canada", de Daniel G. Hill, 1981
pages 2 et 3
Archives publiques de l'Ontario Library
Code de référence : 301.45196071 H54
Archives publiques de l'Ontario
Ré-imprimée avec la permission de Nelson, une

Negreos in Toronto:
Page titre de la thèse de doctorat de Daniel G. Hill, Negroes in Toronto: A Sociological Study of a Minority Group, September 1960

Bien que cet ouvrage soit devenu un livre fondamental qui a rejoint des milliers de Canadiens, le processus de recherche et de compréhension de l’histoire des Noirs au Canada a commencé avec la thèse de doctorat de Daniel Hill, Negroes in Toronto.


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(Document non disponible en français)

Page titre de la thèse de doctorat de Daniel G. Hill,
"Negroes in Toronto: A Sociological Study of a
Minority Group", Septembre 1960
Gracieuseté de Lawrence Hill
Autres documents d’intérêt

«Black History in Early Toronto » est le titre d’un texte présenté par Daniel Hill à conférence sur l’histoire des Noirs le 18 février 1978.

ADiscours de Daniel G. Hill á la Black History Conference, Black History in Early Toronto, 18 février, 1978, Page 11
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Discours de Daniel G. Hill á la Black History Conference,
"Black History in Early Toronto", 18 février, 1978
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-7-0-6
Archives publiques de l'Ontario

« A brief pictorial history of Blacks in Nineteenth Century Ontario » a été publié par la Commission ontarienne des droits de la personne.

Jaquette de a brief pictorial history of Blacks in Nineteenth Century Ontario, publié par la Commission ontarienne des droits de personne
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Jaquette de "a brief pictorial history of Blacks in Nineteenth Century Ontario",
publié par la Commission ontarienne des droits de personne
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-7-0-6
Archives publiques de l'Ontario

Avant-propos de Daniel G. Hill dans a brief pictorial history of Blacks in Nineteenth Century Ontario, publié par la Commission ontarienne des droits de personne
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Avant-propos de Daniel G. Hill dans "a brief pictorial history of Blacks in Nineteenth Century Ontario",
publié par la Commission ontarienne des droits de personne
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-7-0-6
Archives publiques de l'Ontario

Archives publiques de l'Ontario

En 1978, Daniel Hill, Donna Hill et certains de leurs amis fondent ensemble l'Ontario Black History Society qui est devenue la première importante organisation publique au Canada à se consacrer à l’histoire des Noirs au pays. Daniel Hill est demeuré à la direction de la société pendant environ six ans.

Photographie : La réception du procureur général pour l’Ontario Black History Society, 16 février, 1981
La réception du procureur général pour
Ol’Ontario Black History Society, 16 février, 1981
Daniel G. Hill (gauche), Lorraine Hubbard (deuxième de gauche)
procureur général Roy McMurtry (à droite)
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-9-1-1
Archives publiques de l'Ontario, I0027978

Daniel Hill a utilisé son assurance et ses contacts dans la société afin d’intégrer la célébration de l’histoire des Noirs dans le secteur public. En 1980, le maire de Toronto, Art Eggleton a appuyé le lancement d’une importante exposition sur l’histoire des Noirs au marché Saint-Laurent de Toronto. Daniel Hill a réussi à trouver et à dévoiler un portrait de William Peyton Hubbard , un important homme politique noir de Toronto au début du XXe siècle que l’on avait presque oublié dans les dernières décennies du même siècle.

Ces photos ont été prises pendant une réception offerte par le procureur général Roy McMurtry pour les membres de l'Ontario Black History Society en 1981, trois ans plus tard, Daniel et Donna Hill ainsi que quatre de leurs amis ont fondé l’organisation.






Photographie :  La réception du procureur général pour l’Ontario Black History Society, 16 février, 1981
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La réception du procureur général pour
l’Ontario Black History Society, 16 février, 1981
Daniel G. Hill (gauche) et
Attorney General Roy McMurtry (droite)
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-9-1-1
Archives publiques de l'Ontario, I0027977

Photographie :  La réception du procureur général pour l’Ontario Black History Society, 16 février, 1981
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La réception du procureur général pour
l’Ontario Black History Society, 16 février, 1981
Daniel G. Hill (gauche), Penelope Hodge (deuxième de gauche),
Attorney General Roy McMurtry (milieu) et
autres personnes
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-9-1-1
Archives publiques de l'Ontario, I0027976

Photographie :  La réception du procureur général pour l’Ontario Black History Society, 16 février, 1981
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La réception du procureur général pour l’Ontario Black History Society, 16 février, 1981
Harry Gairey (assis), Beverly Salmon (deuxième du gauche),
Attorney General Roy McMurtry (milieu) et autres personnes
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-9-1-1
Archives publiques de l'Ontario, I0027971

Photographie :  La réception du procureur général pour l’Ontario Black History Society, 16 février, 1981
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La réception du procureur général pour l’Ontario Black History Society, 16 février, 1981
(de gauche à droite) Stanley Grizzle, Lorraine Hubbard, Wilson Brooks,
Rella Braithwaite et Roy McMurtry
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-9-1-1
Archives publiques de l'Ontario, I0027974

Donna Hill et la vie d’Harry Gairey

Pendant que Daniel Hill poursuivait ses recherches sur l’histoire des Noirs, Donna Hill écrivait la vie de Harry Gairey, un Jamaïcain né en 1898 qui avait immigré au Canada en 1914 et qui en 1981 était devenu un genre de vétéran de la politique au sein de la communauté noire de Toronto. En 1981, Donna Hill a publié une brochure sur la vie de Harry Gairey pour la Société d'histoire multiculturelle de l'Ontario.

Comme bien d’autres écrivains et historiens, Daniel Hill comptait beaucoup sur les gens qui l’aimaient et l’appuyaient pour produire un ouvrage aussi important et intéressant. Il était profondément reconnaissant envers sa conjointe Donna, qui a dactylographié, révisé, réécrit et corrigé presque tout ce qu’il écrivait. Il n’est pas surprenant du tout qu’il l’ait remercié à sa manière originale et unique, dans une première ébauche de l’ouvrage The Freedom Seekers. Les remerciements sont demeurés dans la version finale du livre publié, mais l’éditeur a exigé qu’il atténue l’humour de sa note originale à l’intention de sa conjointe. Voici, sans modification, la façon dont Daniel Hill voulait d’abord remercier sa conjointe pour toute l’aide apportée pour The Freedom Seekers :

“…[…] Enfin, je dédis cet ouvrage à ma conjointe, Donna Hill, qui m’a écouté raconter et déclamer l’histoire des Noirs en Ontario pendant 25 longues années. Elle m’a aidé dans tous les aspects, la recherche, la rédaction, la révision et la dactylographie dans l’espoir, j’en suis certain, d’y mettre fin une fois pour toute”

Extrait des remerciements du manuscrit,
"Black History in Early Ontario (1780-1865)",
de Daniel G. Hill, 1978
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-7-0-16
Archives publiques de l'Ontario

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Remerciements dans le manuscrit,
"Black History in Early Ontario (1780-1865)", by
de Daniel G. Hill, 1978
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-7-0-16
Archives publiques de l'Ontario

Remerciements dans le manuscrit, “Black History in Early Ontario (1780-1865)”, de Daniel G. Hill, 1978

Pour voir le texte complet des remerciements, cliquez ici.

Dans ce premier ébauche du livre The Freedom Seekers, Daniel Hill racontait bien en détails comment le gouverneur britannique du Québec, James Murray, avait pris le commandement des troupes britanniques après que le général James soit tombé sur les Plaines d’Abraham, et insistait que les esclaves noirs étaient les seuls « serviteurs » sur lesquels on pouvait compter. Il comprenait la nécessité d’exploitation. Plutôt que de critiquer directement Murray, Daniel Hill a rapidement tracé un aperçu de la situation d’esclavage au Québec et les paroles du gouverneurs sont claires :

“. . . […] le système d’esclavage du Québec a été intégré de façon ordonnée au régime britannique et les Britanniques désiraient maintenir l’institution. Le général Jeffrey Amherst des forces britanniques conquérantes avait assuré au Marquis de Vaudreuil, le dernier gouverneur de la Nouvelle-France que :

« Les nègres et les indiens des deux sexes demeureront en la possession des Français ou des Canadiens français à qui ils appartiennent en leur qualité d’esclaves, leurs propriétaires seront libres de les garder ou de les vendre […] ».

 

Extrait de page 23 du manuscrit,
“Black History in Early Ontario (1780-1865),”,
de Daniel G. Hill, 1978
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-7-0-16
Archives publiques de l'Ontario

Cette garantie, qu’avait incluse le général Amherst dans les Articles de capitulation, Montréal, 1760, était sans aucun doute réconfortante pour le gouverneur déchu qui était propriétaire d’esclaves.

En novembre 1763, le général Murray envoya une urgente requête à John Watts de New York :

‘Je dois de toute urgence demander votre aide. Sans serviteur, rien ne peut être accompli, si j’étais tenté d’utiliser des soldats, ce qui n’est pas le cas, ils me décevraient, et les Canadiens français ne travaillent pour personne d’autre qu’eux-mêmes. Les esclaves noirs sont certainement les seules personnes sur qui on peut compter, mais il faut, j’imagine, qu’ils soient nés dans l’une ou l’autre de nos nouvelles colonies du Nord, un Noir originaire d’une zone tropicale ne supportera pas bien les hivers ici, c’est pourquoi je me demandais s’il était possible de me procurer deux jeunes hommes solides accoutumés à nos façons de faire. De plus, comme je veux qu’ils soient heureux, je crois qu’il serait bien qu’ils puissent avoir une communication avec les dames, vous pouvez donc acheter pour chacun d’eux une jeune épouse en santé qui peut nettoyer et accomplir les tâches féminines de la ferme. Je ne négocierai pas sur le prix, alors, j’espère que nous pourrons accomplir cela grâce à votre bonté.’

 

Extrait de page 24 du manuscrit,
"Black History in Early Ontario (1780-1865)",
de Daniel G. Hill, 1978
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-7-0-16
Archives publiques de l'Ontario

Black History in Early Ontario (1785-1865) - bannière
"Black History in Early Ontario (1780-1865)", page 23

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"Black History in Early Ontario (1780-1865)"
de Daniel G. Hill, 1978
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-7-0-16
Archives publiques de l'Ontario

Black History in Early Ontario (1785-1865) a été la première version de Freedom Seekers. Cliquez ici pour en lire un extrait.

Le 21 mai 1985, Daniel Hill a fait un discours à la York Pioneer and Historical Society et a profité de cette occasion pour mentionner le nom de deux résidents noirs de Toronto du XIXe siècle : le physicien Anderson Ruffin Abbott et l’homme politique William Peyton Hubbard.

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Remarques de Dr. Daniel G. Hill Ombudsman,
Province d’Ontario au dîner annuel de la
York Pioneer and Historical, Society, 21 mai, 1985
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-7-0-15
Archives publiques de l'Ontario

 

Pour lire le texte complet du discours, cliquez ici.

RRemarques de Dr. Daniel G. Hill Ombudsman, Province d'Ontario au dîner annuel de la York Pioneer and Historical, Society,  21 mai, 1985

“Un d’eux est Anderson Ruffin Abbott, un diplômé de la Toronto Medical Academy, une succursale de l’Université de Toronto. En 1861, M. Abbott est devenu le premier médecin noir né au Canada. Pendant la Guerre de Sécession, il était chirurgien dans l’armée de l’Union, il est ensuite retourner à la pratique à Chatham, à Toronto et à Dundas et est plus tard devenu le physicien en chef résident du Toronto General Hospital.

Le deuxième, William Peyton Hubbard, le fils d’un réfugié de la Virginie, était un important homme politique. M. Hubbard a tout d’abord été livreur pour l’entreprise de son oncle. Un jour il vit un autre taxi plonger dans la Don River, il a réagi rapidement et a réussi à prévenir un accident. Le passager du taxi était George Brown du Globe. M. Brown a embauché M. Hubbard comme chauffeur et plus tard lui a demandé avec insistance d’entrer en politique. M. Hubbard a commencé sa carrière politique à l’âge de 51 ans et a servi quatorze mandats consécutifs. Son don de la parole lui a valu le titre de « Cicéron du Conseil »./p>

La Révolution américaine de 1776 a entraîné une migration de Noirs vers le Haut Canada, la plupart des esclaves des Loyalistes de l’Empire Uni et quelques hommes qui avait obtenu leur liberté. La loi de 1790 promulguée par le Parlement britannique indiquait que les colons pouvaient emmener des esclaves dont le prix était évalué à « 40 shillings pour chaque Noir ». Par conséquent, beaucoup de Loyalistes étaient accompagnés de Noirs lorsqu’ils ont commencé une nouvelle vie au Canada britannique […]

Il faut également mentionné que les Britanniques n’étaient pas les seuls propriétaires d’esclaves. Les Autochtones avaient des esclaves, y compris le chef Mohawk, Joseph Brant, d’où la ville de Brantford en Ontario tient son nom. On a estimé qu’il possédait environ 30 à 40 esclaves. Toutefois, M. Brant n’était pas un propriétaire d’esclaves ordinaire car il permettait à ses esclaves de se marier avec des Autochtones et dans bien des cas, il a offert refuge et aide aux Noirs qui fuyaient les États-Unis.”

Extrait des remarques de Dr. Daniel G. Hill Ombudsman,
PProvince d’ Ontario au dîner annuel de la
York Pioneer and Historical, Society, 21 mai, 1985
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-7-0-15
Archives publiques de l'Ontario

L’image ci-dessous montre une invitation au dévoilement d’une plaque historique commémorant W. P. Hubbard.

Invitation à l’inauguration de la plaque historique commémorative de  William Peyton Hubbard, 1979
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Invitation à l’inauguration de la plaque historique commémorative de William Peyton Hubbard, 1979
Fonds Daniel G. Hill
Code de référence : F 2130-8-0-3
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