Colonisation - bannière

Peupler les berges de la rivière - bannière

Aquarelle: Clear Lake looking east towards its outlet into Wolfe Lake, 1835

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Clear Lake looking east towards its outlet into Wolfe Lake, 1835
Aquarelle
Fonds Thomas Burrowes
Code de référence : C 1-0-0-0-32
Archives publiques de l'Ontario, I0002151

L’achèvement du canal Rideau a ouvert une région du Haut-Canada qui n’avait été accessible qu’en canot ou à pied. Dans les années 1830, nombre des meilleures terres appartenaient à des propriétaires absents, mais le gouvernement a exproprié la plupart de celles qui avoisinaient le canal et a loué des terrains de 20 acres à des fins commerciales.

Malgré la rareté des terres arables, les colons sont venus. Certains se sont établis sur des terres rocheuses et marécageuses peu productives. D’autres ont acheté ou occupé des biens-fonds appartenant à des propriétaires absents. De 1834 à 1851, le corridor peu peuplé du canal Rideau a ainsi vu sa population plus que tripler. Certains des travailleurs du canal – des ouvriers non qualifiés, des maçons ainsi que des sapeurs et des mineurs militaires démobilisés – s’y sont établis (et les beaux anciens bâtiments de pierre de l’Est de l’Ontario prouvent que les maçons en pierres ont continué à y exercer leur métier).

Des immigrants irlandais fuyant la famine de la pomme de terre de leur pays ont aussi colonisé la région. Le canal Rideau, achevé à temps, les a emmenés vers une vie dure qui a dû leur sembler prometteuse à première vue par comparaison à leur situation antérieure.

Des colonies vigoureuses ont grandi autour de plusieurs postes d’éclusage, pour devenir de petits centres commerciaux. Newboro, Westport et Smiths Falls ont prospéré, tout comme Merrickville, Burritts Rapids et Manotick (au poste d’éclusage de l’île Long).

En général, toutefois, la région ne s’est pas développée autant que les zones plus fertiles et plus accessibles du Sud-Ouest du Haut-Canada. Comme axe de colonisation, il semble que le canal Rideau n’a pas eu beaucoup de succès. La plupart des passagers des bateaux à vapeur et des barges ne faisaient que passer devant les forêts et les marais inondés pour se rendre à Kingston, à York et dans d’autres régions plus prospères de la province.

Aquarelle: Beckett’s Landing & Ferry, Long Island Reach or stillwater, looking towards Long Island, Bytown, &c, 1835

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Beckett’s Landing & Ferry, Long Island Reach or
stillwater, looking towards Long Island, Bytown, &c, 1835
Aquarelle
Fonds Thomas Burrowes
Code de référence : C 1-0-0-0-21
Archives publiques de l'Ontario, I0002140

Néanmoins, le canal Rideau était vital pour les colons de la région demeurant près de lui, car il représentait leur seul lien avec le monde extérieur. Ceux qui ont réussi à exploiter une ferme dans cette région sauvage dépendaient des fournitures des petites colonies qui croissaient autour des quais de la voie navigable. Ils achetaient dans des magasins satellites beaucoup de choses indispensables, comme du tissu et des outils, et ils vendaient leurs légumes, leur blé et leur potasse (dérivée de la cendre de bois) aux commerçants qui utilisaient le canal pour expédier leurs produits à Bytown afin d’alimenter les camps de bûcherons qui apparaissaient dans la vallée de l’Outaouais.

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