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Aquarelle: Perth, the Capital of the District of Dalhousie; from the N-East bank of the River Tay, 1828

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Perth, the Capital of the District of Dalhousie; from the N-East bank of the River Tay, 1828
Aquarelle
Fonds Thomas Burrowes
Code de référence : C 1-0-0-0-22
Archives publiques de l'Ontario, I0002141

Le lieutenant-colonel John By et ses collègues planificateurs n’étaient pas les seuls visionnaires à prédire que leur canal aurait beaucoup de succès commercial. Les résidents de Perth, une colonie militaire située à 13 kilomètres (8 miles) du lac Rideau, partageaient ce rêve et ont décidé de lier leur avenir à celui du canal Rideau.

Thomas Burrowes a visité et peint la petite collectivité en 1828, lorsqu’elle comptait moins de 900 résidents. La ville avait été fondée en 1816 par des membres libérés de quatre régiments anglais qui avaient reçu des terres en récompense de leur service militaire au cours de la guerre de 1812. Toutefois, Perth avait du mal à survivre à cause de son éloignement du reste du Haut-Canada. Le lien avec le canal Rideau semblait être une occasion d’accéder au monde extérieur.

La construction du canal Tay, une entreprise privée, a commencé en 1831 et a pris fin en 1834. En l’absence d’investissements du gouvernement, ce canal n’a pas été aussi bien construit et entretenu que le canal Rideau. Néanmoins, dans les premières années du canal Tay, le commerce a prospéré et Perth a grandi. On envoyait des barges chargées de produits agricoles à Oliver’s Ferry (appelée aujourd’hui Rideau Ferry), sur le lac Big Rideau, et on les échangeait contre des barges remplies de marchandises provenant de Montréal, de Bytown et de Kingston. Cependant, l’envasement de ce canal a mis fin au service de remorquage à la vapeur et il a fallu que les membres des équipages utilisent des pôles pour les pousser ou que des chevaux ou des bœufs les halent le long de chemins de halage. En 1849, lorsque Perth comptait environ 1 900 habitants, on avait déjà abandonné la navigation commerciale et le canal Tay n’a servi par la suite qu’au flottage du bois d’oeuvre équarri et des billots.

Aquarelle: Oliver’s Ferry - Rideau Lake; looking towards Bytown, 1834

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Oliver's Ferry - Rideau Lake; looking towards Bytown, 1834
Aquarelle
Fonds Thomas Burrowes
Code de référence : C 1-0-0-0-25
Archives publiques de l'Ontario, I0002144

Dans l’arrière-pays, Smiths Falls est devenue la ville la plus animée et la plus prospère des rives du canal Rideau. À partir de presque rien, elle s’est transformée en une ville d’environ 600 habitants en 1851 et de 1 137 habitants en 1861. En 1845, elle était dotée d’un moulin à bois, d’un moulin à grain, d’une tannerie, de deux magasins, d’étables et d’un forgeron.

Bien sûr, les plus grandes villes bordant la voie navigable étaient celles qui l’ancraient à ses deux extrémités. Kingston, autrefois la ville la plus importante de la province, était un port trépidant des Grands Lacs qui recevait les bateaux de Montréal, de York et des États-Unis et dont la prospérité ne dépendait pas du canal Rideau. Bytown, pour sa part, n’avait aucun habitant permanent avant le début de la construction du canal en 1826, mais elle en comptait 7 800 en 1851 et presque 15 000 en 1861. Le canal Rideau est à l’origine de son essor initial, mais son succès subséquent est davantage lié à la richesse des barons de l’industrie du bois d’oeuvre de la vallée de l’Outaouais, qui flottaient leur récolte sur la rivière des Outaouais jusqu’aux moulins de Bytown et de Hull.

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