La vie des Canadiens de race noire en Ontario entre 1834 et 1914 : Communauté d’intérêts - bannière

Table des matières


Il est probable que 60 000 Africains réduits à l’esclavage risquèrent leur vie pour obtenir leur liberté au Canada. Ce fut avec stupeur qu’ils constatèrent que, bien qu’ils étaient libres, cette liberté qui leur tenait tant à cœur, leur éducation et celle de leurs enfants, l’acquisition de connaissances tant espérée, n’étaient pas gagnés d’emblée.

La proclamation de la Common Schools Act de l’Ontario en 1851 fut interprétée de plusieurs façons. Elle a conduit à la création d’écoles séparées pour les Catholiques ainsi que pour les Noirs, en particulier à l’ouest de Toronto.

Les parents de race noire luttèrent contre cette situation en signant des pétitions pour que leurs enfants soient acceptés, ou en organisant des protestations.  

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La Common Schools Act de 1850
Brochure 1850, n° 24
Archives publiques de l'Ontario
Voyez une version en format texte de la
Common Schools Act
(anglais seulement)

La Common Schools Act de 1850
Photographie : Vince et Reg Bryant pausent en sportifs, [vers 1910]

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Vince et Reg Bryant pausent en sportifs, [vers 1910]
Fonds Alvin D. McCurdy
Code de référence : F 2076-16-3-3
Archives publiques de l'Ontario, I0027799

Photographie : Le jeune Chancellor Nall, d’Owen Sound, [vers 1900]

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Le jeune Chancellor Nall, d’Owen Sound, [vers 1900]
Fonds Alvin D. McCurdy
Code de référence : F 2076-16-3-9
Archives publiques de l'Ontario, I0027812


En 1883, un homme de Windsor, J. L. Dunn, causa toute une contreverse lorsqu'il décida de s'opposer à cette ségrégation en envoyant sa fille à l'écolepublique du lieu.

Ces deux articles de journaux, datés du 5 septembre 1883, décrivent l'incident selon deux perspectives différentes. L'artice à droite est tiré d'un journal de la région de Windsor et celui à gauche est tiré du Evening News de détroit, de l'autre côté de la frontière.

The Evening News de Détroit publia le point de vue américain sur le cas de la ségrégation de l’école Dunn, 6 septembre 1883

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The Evening News de Détroit publia le point de vue
américain sur le cas de la ségrégation de l’école Dunn,
6 septembre 1883
Fonds Alvin D. McCurdy
Code de référence : F 2076-14-0-3, page 18
Archives publiques de l'Ontario

En 1883, J. L.Dunn tenta d’envoyer sa fille dans une école fréquentée uniquement par des enfants blancs, causant tout un tapage

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En 1883, J. L.Dunn tenta d’envoyer sa fille dans une
école fréquentée uniquement par des enfants
blancs, causant tout un tapage
Fonds Alvin D. McCurdy
Code de référence : F 2076-14-0-3, page 16
Archives publiques de l'Ontario


Lettre à Egerton Ryerson, surintendant principal de l’éducation, de Dennis Hill qui tenta en vain d’inscrire son fils dans une école pour enfants de race blanche, 22 novembre 1852.

Lettre à Egerton Ryerson, surintendant principal de l’éducation, de Dennis Hill, 22 novembre 1852

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Lettre à Egerton Ryerson, surintendant principal de l’éducation, de Dennis Hill, 22 novembre 1852
Fonds Alvin D. McCurdy
Code de référence : RG 2-12
Archives publiques de l'Ontario
Voyez une traduction de la lettre de Dennis Hill


Ce document, qui date de 1843, comprend trois parties. La première partie est une pétition des « Gens de couleur d’Hamilton » au Gouverneur-Général, dans laquelle ils protestent contre la ségrégation des écoles pour enfants noirs. Suit une lettre de Robert Murray, du ministère de l’Éducation, à George S. Tiffany, président de la Commission de Police, dans laquelle il demande des renseignements au sujet de la pétition. La troisième partie du document est la réponse de M. Tiffany, un rapport sur l’éducation des enfants de race noire.

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Pétition des « Gens de couleur d'Hamilton » au
Gouverneur-Général; les signataires protestaient
contre la pratique de la ségrégation des écoles
pour les enfants de race noire
Correspondance générale reçue par le
ministère de l’Éducation, correspondance de 1843
Code de référence : RG 2-12
Archives publiques de l'Ontario

Voyez une traduction de ces lettres

Pétition des « Gens de couleur d'Hamilton » au Gouverneur-Général; les signataires protestaient contre la pratique de la ségrégation des écoles pour les enfants de race noire - page 1
Lettre datée du 19 octobre, du Rév. R. Murray à George S. Tiffany, page 22

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Lettre datée du 19 octobre,
du Rév. R. Murray à
George S. Tiffany, Page 22

Lettre datée du 9 noembre, de George S. Tiffany au Rév. R. Murray, page 23

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Lettre datée du 9 noembre,
de George S. Tiffany
au Rév. R. Murray

Lettre datée du 9 noembre, de George S. Tiffany au Rév. R. Murray, page 24

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Lettre datée du 9 noembre,
de George S. Tiffany
au Rév. R. Murray


Malgré cela, dans les villes moins importantes ou les régions rurales, les enfants de race noire devaient souvent parcourir de grandes distances avant de se rendre dans des écoles réservées aux Noirs. L’école de Buxton produisait des élèves si qualifiés que les étudiants qui n’étaient pas de race noire voulaient y entrer, et plusieurs diplômés étudièrent à l'Université de Toronto .

Photographie : Étudiants de l’École King Street à Amherstburg, Ontario, en compagnie de leur professeur, J. H. Alexander, [vers 1890s]

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Étudiants de l’École King Street à Amherstburg, Ontario,
en compagnie de leur professeur, J. H. Alexander, [vers 1890s]
Fonds Alvin D. McCurdy
Code de référence : F 2076-16-7-4
Archives publiques de l'Ontario, I0027815


Les protestations étaient organisées dans le but de défier les décisions judiciaires qui mettaient la vie des résidents de race noire en danger. S’il était possible de menacer de renvoyer John Anderson ou Solomon Moseby, ou tout autre Noir, aux États-Unis à la suite d’infractions commises dans le cadre de gestes posés pour fuir l’esclavage, de quelle sorte de liberté s’agissait-il?

D’autres avaient peut-être aussi emprunté un cheval à leur propriétaire ou sans doute enlevé de la main d’œuvre à leurs anciens propriétaires dans le but de se libérer. Par conséquent, les gens s’inquiétaient. Les membres de la communauté noire devraient-ils maintenant vivre dans la crainte d’être accusés de « crimes » qu’ils avaient commis en coupant les ponts?

Il devint évident que, grâce à des décisions judiciaires favorables, les droits qui confirmaient la liberté que les Canadiens de race noire avaient durement acquis seraient protégés par la loi.

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Femme inconnue et son fils, [vers 1900]
Fonds Alvin D. McCurdy
Code de référence : F 2076-16-3-2
Archives publiques de l'Ontario, I0027790

Photographie : Femme inconnue et son fils, [vers 1900]

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