Photo: Interior view of Kendall Pavilion of the Muskoka Cottage Sanatorium, showing arrangement of glass front
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Vue intérieure du pavillon Kendall du Muskoka
Cottage Sanatorium montrant la disposition de
la partie vitrée avant
Illustration tirée du prospectus du Muskoka Cottage
Sanatorium, [vers 1928]
Fonds de la National Sanitarium Association
Code de référence : F 1369-2-0-2
Archives publiques de l'Ontario

Tout au long du 19e siècle, la tuberculose (également appelée phtisie ou consomption) était une des principales causes de décès dans le monde industrialisé. Les traitements, à ce moment-là, se concentraient sur le repos au lit, un régime alimentaire nourrissant et de l’air frais. Le premier hôpital pour tuberculeux du Canada a été le Muskoka Cottage Sanatorium, qui a ouvert à Gravenhurst en 1897.

L’hôpital Muskoka Free Hospital for Consumptives a été construit au même emplacement en 1902 (le premier hôpital gratuit pour tuberculeux au monde), un endroit choisi pour son air frais et clair. Ces centres étaient conçus pour aider les gens qui en étaient aux stades préliminaires d’une maladie pulmonaire; on y refusait les cas plus avancés ou bien on renvoyait les patients chez eux. Les patients passaient de 10 à 12 heures par jour en plein air, peu importe le temps qu’il faisait.

Illustration from the Sixth Annual Report of the National Sanitarium Association for 1902-1903
Illustration tirée du sixième rapport annuel de la National Sanitarium Association, pour l’année 1902-1903
Fonds de la National Sanitarium Association
Code de référence : F 1369-1-0-1, MU 2772
Archives publiques de l'Ontario

Prévention de la tuberculose

La Commission d’hygiène provinciale a mené une campagne concertée de sensibilisation du public et de prévention de la tuberculose, produisant et distribuant des prospectus, donnant des conférences et utilisant des présentoirs et des expositions itinérantes

Photo: Tuberculosis Exhibit in a railway car, [ca. 1905]
Exposition sur la tuberculose dans un wagon de chemin de fer, [vers 1905]
Photographies des soins infirmiers en santé publique
Code de référence : RG 10-30-2, 3.05.1
Archives publiques de l'Ontario, I0005199

La Commission a également commandé un film muet en 1921, lequel s’intitulait Her Own Fault (par sa faute) et dans lequel « la fille qui est vaincue par les difficultés de la vie » chute parce qu’elle s’alimente mal, qu’elle se couche tard et qu’elle a un penchant pour les soldes de vêtements. Elle est bientôt hospitalisée pour cause de tuberculose, tandis que sa contraire, « la fille qui réussit », est promue au poste de contremaîtresse dans l’usine.

Les prospectus ci-dessous, publiés par l'Association canadienne anti-tuberculeuse, servaient à reneigner le public sur divers aspects de la maladie.

Tuberculosis pamphlets published by the Canadian Tuberculosis Association, [ca. 1940-1944]
Prospectus sur la tuberculose publiés par l’Association canadienne anti-tuberculeuse, [vers 1940-1944]
Album de découpures sur les radiographies collectives, 1944
Code de référence : RG 10-145-2-2
Archives publiques de l'Ontario

Contrôle de la tuberculose

L’autre façon dont le gouvernement s’attaquait à la tuberculose consistait à identifier les porteurs de la maladie et à arrêter la propagation de cette dernière. En 1923, une clinique pulmonaire itinérante a examiné des enfants d’âge scolaire et pré-scolaire dans la région de Dundas-West Flamborough pour y trouver des cas de tuberculose et réunir des données sur les maladies pulmonaires.

Photo: Staff at the Tuberculosis Clinic, Hamilton Department of Health, 1919 (detail)
Staff at the Tuberculosis Clinic, Hamilton
Department of Health, 1919 (détail)
Direction des soins infirmiers en santé publique
Photographie noir et blanc
Code de référence : RG 10-30-2, 1.13.7
Archives publiques de l'Ontario, I0005272

Photo: Two men viewing a chest x-ray at a Board of Health laboratory, [ca. 1928]
Deux hommes examinent une radiographie
pulmonaire au laboratoire de la
commission d’hygiène, [vers 1928]
Photographies des soins infirmiers en santé publique
Code de référence : RG 10-30-2, 1.4.27
Archives publiques de l'Ontario, I0005238




















D’autres groupes ont été ciblés durant les années subséquentes, dont les mineurs, les patients et les infirmières des hôpitaux psychiatriques, les autochtonestreaty Indians, les immigrants et les détenus, à mesure que le gouvernement intensifiait ses efforts de collecte d’information. Des cliniques pulmonaires ont été établies à Ottawa, Belleville, North Bay, Toronto et Timmins, pour finalement atteindre 23 endroits en tout.

Video Clip: High school students visiting a chest x-ray clinic
Extrait video montrant la visit d'un étuidian
d'école secondaire à une clinique de
radiographie pulmonaire, Toronto, 1946
Fonds Walter Moorhouse
Code de référence : C 231-18-0-8
Archives publiques de l'Ontario
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On a créé une division de prévention de la tuberculose, au sein du ministère de la Santé de l’Ontario, en 1934, et on a élargi les programmes visant à surveiller et à limiter la propagation de la tuberculose.

Filing systems recommended by the Division of Tuberculosis Prevention in their publication The Organization and Maintenance of a Tuberculosis Case Register, 1945
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Systèmes de classement que recommandait
la division de la prévention de la
tuberculose, dans sa publication intitulée, The
Organization and Maintenance of a Tuberculose Case
Register, 1945
Rapports sur la tuberculose
Code de référence : RG 10-97-0-25
Archives publiques de l'Ontario

Un élément important de ces weapon in its arsenal efforts comprenait le registre des cas de tuberculose, lequel était un système de renseignements perfectionné à base de papier : les formules chromocodées, fiches, onglets et autres outils administratifs permettaient de recueillir, d’organiser, d’analyser et de documenter des données complètes sur les cas de tuberculose, dans la province.

Les commissions d’hygiène locales étaient les gardiennes des registres des cas de tuberculose, lesquels mettaient en corrélation les renseignements provenant des médecins de famille, des sanatoriums, des hôpitaux, des cliniques, des laboratoires et des infirmières de la santé publique quant à chaque cas se produisant dans leur région. On devait utiliser une formule normalisée spéciale pour chaque processus de rapport et des instructions très précises étaient fournies sur la façon de les remplir.

Un résumé des renseignements contenus dans le registre était expédié à la division de la prévention de la tuberculose ainsi qu’au médecin hygiéniste de la province. Les infirmières de la santé publique visitaient chaque malade et tenaient des dossiers sur les membres de la famille et d’autres personnes en contact. Ce système permettait de suivre tous les cas pour qu’on puisse traiter les gens et faire le suivi; il identifiait également des personnes en contact avec le malade, pour fins d’examen et de traitement, au besoin.

Map: Tuberculosis mortality rate by county, 1945-1947
aux de mortalité attribuable à la tuberculose par comté, 1945-1947,
tel que montré dans le rapport intitulé Tuberculose Control in Ontario as of March 1948,
qu’a préparé la division de la prévention de la tuberculose pour le
compte du ministère de la Santé et du Bien-être nationaux
Rapports sur la tuberculose
Code de référence : RG 10-97-0-25
Archives publiques de l'Ontario

Photo: Ontario Department of Health Mobile Tuberculosis Testing Clinic, [ca. 1955]
Ontario Department of Health Mobile
Tuberculosis Testing Clinic, [vers 1955]
Ministère de la Santé
Photographie noir et blanc
Reference Code: RG 10-145
Archives publiques de l'Ontario, I0005211
Photo: Ontario Department of Health Mobile Tuberculosis Clinic on a bus, [ca. 1960]
Ontario Department of Health Mobile
Tuberculosis Clinic on a bus, [vers 1960]
Ministère de la Santé
Photographie noir et blanc
Reference Code: RG 10-145
Archives publiques de l'Ontario, I0005211


















La division encourageait et appuyait aussi les collectivités en offrant gratuitement des radiographies collectives à leur entière population. Elle a publié un rapport didactique détaillé sur la façon d’organiser ces radiographies de masse, lequel renfermait des sections sur la publicité, sur la sollicitation de porte-à-porte, sur l’utilisation et le montage de l’espace où prendre les radiographies et, évidemment, des exemples des formules et de la paperasse nécessaires. Par ces examens de masse, on voulait atteindre 82 pour 100 des gens d’une région; on estimait pouvoir prendre 800 radiographies par jour à l’aide d’un appareil, qu’on empruntait de la division.

Photo: Scrapbook re mass x-ray surveys

Timmins a été la première collectivité ontarienne à offrir des radiographies collectives, en 1944, suivie de près par South Porcupine et Schumacher. Le maire de Timmins a été la première personne à se faire radiographier.


Cahier de découpures sur les radiographies de masse
Code de référence : RG 10-145-2-2
Archives publiques de l'Ontario





’avérer exempt de tuberculose était une source de fierté dont on essayait de tirer un avantage commercial. ( RG 10-145-2-2)

Newspaper advertisement, Timmins, 1944
Publicité dans un journal, Timmins, 1944
Cahier de découpures sur les radiographies de masse
Code de référence : RG 10-145-2-2
Archives publiques de l'Ontario
Letter from the Medical Superintendent of the Fort William Sanatorium chest clinic to a doctor in Port Arthur, 1940

La fréquence de la tuberculose était élevée chez les autochtones. Le gouvernement de l’Ontario a aidé le ministère fédéral des Affaires Indiens en examinant les indiens misés par à un traité. Des questions administratives venaient compliquer la surveillance et le traitement des cas de tuberculose chez les autochtones, comme la façon différente de traiter les Indiens visés par à un traité par opposition à ceux qui ne l’étaient pas tet la difficulté, pour certaines personnes vivant en régions éloignées, de revenir subir des examens médicaux.


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Lettre écrite par le chef des services
médicaux de la clinique pulmonaire du
Dossiers individuels des patients du
sanatorium de Fort William
Code de référence : RG 10-96
Archives publiques de l'Ontario







Chart: The decline in Tuberculosis mortality 1900-1970

La division traçait la carte et le tableau montrant les progrès de la maladie, affichant avec fierté le taux de mortalité à la baisse.


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Baisse de la mortalité attribuable à la tuberculose
de 1900 à 1970, tel que montrée dans
le rapport annuel du Service de prévention
Disease Section Epidemiology Service), 1970
de la tuberculose, (tiré de Tuberculosis Register by the Chronic
disease Section Epidemology Service), 1970
Rapports sur la tuberculose
Code de référence : RG 10-97-0-9
Archives publiques de l'Ontario

Le taux de mortalité attribuable à la tuberculose a diminué régulièrement en Ontario, passant de 160 par 100 000 personnes qu’il était en 1900, à 0,6 par 100 000 en 1980. L’avènement des antibiotiques et le niveau de vie généralement plus élevé ont entraîné une baisse spectaculaire après la Deuxième Guerre mondiale. Cependant, la mise en œuvre par le gouvernement de programmes systématiques de prévention, de limitation et de surveillance de la tuberculose a également joué un rôle significatif. En permettant de découvrir des faits et de les documenter selon des formats normalisés qu’on pouvait organiser, analyser et suivre, les dossiers du gouvernement se sont avérés une arme efficace dans la lutte contre la tuberculose.