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La quête de la liberté

Henry Lewis s’est échappé de son propriétaire à Newark (Niagara-on-the-Lake), dans le Haut-Canada, et s’est enfui à Schenectady, dans l’État de New York. Quelque temps plus tard, il a écrit à son ancien propriétaire, William Jarvis, pour lui demander s’il pouvait lui acheter sa liberté.

La lettre de Henry Lewis de 1798 explique certaines de ses motivations :

Mon désir d’assurer ma subsistance en tant qu’homme affranchi et de jouir de tous les avantages qui pourraient découler de ma liberté dans un pays où un Noir est défendu par les lois autant que les Blancs m’incite à vous présenter une offre pour acheter ma liberté. […]

J’ai quitté votre foyer parce que votre femme [Hannah, l’épouse de Jarvis] m’a vexé à un point tel que je ne pouvais vraiment plus le supporter, et je dois dire que malgré tout, j’ai toujours bien vécu dans votre foyer, comme je le désirais.
Photographie : Homme non identifié, [vers 1875]

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Homme non identifié, [vers 1875]
Fonds Alvin D. McCurdy
Code de référence : F 2076-16-4-6
Archives publiques de l'Ontario, I0024805


Lettres et Aquarelle
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Henry Lewis à William Jarvis, le 3 mai 1798
Documents de William Jarvis
Code de référence : S109 B55 PP. 56-57
Bibliothèque publique de Toronto. Collections spéciales. Archives et collections numérisées, salle Baldwin
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Schenectady, le 10 septembre 1832
Aquarelle, 108 x 168 mm
Bibliothèque et Archives Canada / Dr Nigel Davies,
Gelati, Mexique (source d'origine) / Acc.1981-42-2 C8303471

Hannah Jarvis mal écrit au sujet de la Loi sur les esclaves que Simcoe . . .

" Un par un morceau de chacanery libéré Tous les nègres ... »

huile sur toile : Hannah Jarvis (née Owen Peters) et de ses filles Maria Lavinia et Augusta Honoria Jarvis, [vers 1791]
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Hannah Jarvis (née Owen Peters) et de ses filles Maria Lavinia et Augusta Honoria Jarvis, [vers 1791]
James Earl
huile sur toile
Musée royal de l'Ontario©ROM, 981.79.2

Jarvis était le secrétaire de la province du Haut-Canada , l'un des nombreux dans l'administration de Simcoe qui possédait des esclaves.

huile sur toile : William Jarvis avec son fils Samuel Peters Jarvis, [vers1791]
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William Jarvis avec son fils
Samuel Peters Jarvis, [vers1791]
James Earl
huile sur toile
Musée royal de l'Ontario©ROM, 981.79.2


Esclaves en fuite

Les propriétaires d’esclaves faisaient publier des annonces quand leurs esclaves s’échappaient et offraient une récompense pour leur capture ou avertissaient les autres de ne pas héberger ou employer ces esclaves récalcitrants.

Le révérend John Stuart de Kingston, un ministre du culte anglican, semblait ne pas comprendre du tout pourquoi son esclave s’était évadé à au moins deux reprises. Le « petit nègre » sans nom était probablement désespéré de s’échapper, car il s’était enfui par un temps si rude que ses mains et ses pieds ont été gelés durant son évasion.

Le 22 du mois dernier, le jour le plus froid que nous ayons connu ici depuis plusieurs années, mon petit nègre, sans aucune raison que ce soit, s’est enfui. […]

Mon petit nègre s’est encore enfui vers les États-Unis. Je n’ai plus d’espoir de le retrouver. Cette fois-ci, son absence me pèse davantage que dans le passé, car il était devenu très serviable.
Lettres de Stuart à son fils James,
le 6 mars 1802 et le 4 mars 1803
Upper Canada Gazette, 4 juillet 1793
Upper Canada Gazette, 4 juillet 1793
Code de référence : N31
Archives publiques de l’Ontario

James Ford était un esclave dans les colonies américaines qui a acheté sa liberté. Beaucoup plus tard, la fille de Ford relatait les souvenirs suivants :

Les Indiens ont amené mon père au Canada, à Fort Malden, je crois. Il a été gardé là par les Indiens comme esclave, puis vendu, m’a-t-il dit, à un officier britannique, qui était un maître très cruel. Il s’est échappé de son maître pour venir en Ohio.
Samuel Gridley Howe du Freedmen’s
Bureau, années 1860
Upper Canada Gazette, 19 août 1795
Upper Canada Gazette, 19 août 1795
Code de référence : N31
Archives publiques de l’Ontario


Matthew Elliott, un loyaliste qui était venu de la Virginie durant la Révolution américaine, possédait probablement une soixantaine d’esclaves qui vivaient dans des huttes derrière son domicile à Fort Malden (maintenant Amherstburg).

Photographie : Propriété familiale de Matthew Elliott construite en 1784 (photo prise en 1912)
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Propriété familiale de Matthew Elliott construite en 1784 (photo prise en 1912)
Agence Parcs Canada
Historique National du Canada du Fort Malden

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