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Peggy: Une esclave difficile

Photographie : Femme non identifiée, [vers 1875]
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Femme non identifiée, [vers 1875]
Fonds Alvin D. McCurdy
Code de référence : F 2076-16-4-7
Archives publiques de l'Ontario, I0024792

Le journal d’Elizabeth Russell décrivait le comportement « insolent », « maraudeur » et « menteur » des esclaves de Russell : Peggy et ses enfants. Les lettres et annonces de journaux de Peter Russell révèlent l’ampleur de ses efforts pour se débarrasser d’eux.

« Vous avez eu la bonté de me promettre de m’aider à me débarrasser de mon esclave Peggy, […] elle a maintenant pris le large, car ma sœur ne lui permet plus d’entrer dans cette maison. Elle nous cause parfois beaucoup d’ennuis, ce qui pourrait m’inciter à la faire emprisonner de nouveau. Je serais donc très heureux que vous acceptiez de l’emmener immédiatement ou de me retourner l’acte de vente que je vous ai donné pour vous permettre de le faire. ».

Peter Russell à Matthew Elliott,
York, le 19 septembre 1801
Quand il n’a pas réussi à vendre Peggy, il a fait paraître une annonce dans la Upper Canada Gazette:
« La servante noire Peggy de l’abonné n’ayant pas sa permission de s’absenter de son service, le public est avisé par la présente de ne pas l’employer ni l’héberger sans la permission du propriétaire. Quiconque le fera après la parution du présent avis s’expose aux sanctions prévues par la loi. ».

Ce comportement indésirable aurait pu avoir été une manœuvre délibérée. Les esclaves utilisaient parfois ce type de stratégie pour obtenir ce qu’ils désiraient. Les historiens de l’esclavage appellent ce comportement « la résistance des esclaves ».

Peter Russell, le receveur général du Haut-Canada, et sa sœur Elizabeth étaient les propriétaires de Peggy et de ses enfants

huile sur toile : L’hon. Peter Russell [Président et administrateur du Haut-Canada 1796–1799]
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L’hon. Peter Russell [Président et administrateur du
Haut-Canada 1796–1799]
George Theodore Berthon
huile sur toile, 43 X 33½ po, 109,2 x 85,1 cm
Collection d'œuvres d'art du
gouvernement de l'Ontario, 693124

Les esclaves en tant que propriété

Annonces
Annonces :
For Sale, a Negro Wench, Newark
Upper Canada Gazette,
le 19 août 1795
Code de référence : N 31
Archives publiques de l’Ontario
Wanted, A Negro Boy
Niagara Herald, du 18 novembre 1801 au 9 janvier 1802
Code de référence : N 23
Archives publiques de l’Ontario
For Sale, The Negro Man and Woman
Niagara Herald, du 9 janvier
au 13 février 1802
Code de référence : N 23
Archives publiques de l’Ontario
Photographie : Femmes non identifiées, [vers 1875]

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Femmes non identifiées, [vers 1875]
Fonds Alvin D. McCurdy,
Code de référence : F 2076-16-4-7
Archives publiques de l'Ontario, I0028819


Photographie : Enfant non identifié, [vers 1875]
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Enfant non identifié, [vers 1875]
Fonds Alvin D. McCurdy
Code de référence : F 2076-16-4-8
Archives publiques de l'Ontario, I0028820


La plupart des esclaves étaient vendus ou légués à des membres de la famille jusqu’à l’adoption de la loi abolissant cette pratique. Dans son testament, le colonel John Butler a laissé à son petit-fils, à sa petite-fille et à son fils, respectivement :

« un jeune nègre appelé George […] jusqu’à ce que ce nègre atteigne l’âge où la loi lui permet de recouvrer sa liberté […] également une petite négresse […] appelée Jane […] [à Catharine], laquelle fillette demeurera sa propriété jusqu’à ce qu’elle soit affranchie conformément à la loi […] [et à son] fils Andrew, une négresse nommée Pat […]. »

Testament de John Butler, le 11 juin 1796,
Archives publiques de l’Ontario

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