Préservation des panoramas de William Thomson Freeland : Élimination du vernis - bannière

Élimination du vernis


Les deux panoramas de M. Freeland présentaient un revêtement de surface très jauni. Le vernis jauni et les saletés sombres ont contribué au manque de netteté des images ainsi qu'à leur apparence terne. Une fois le cadre enlevé, il n’y avait pas de signe de vernis sur les parties des photographies qui étaient pliées par-dessus les bords droit et gauche du dos protecteur en métal, ni le long des bords supérieur et inférieur que le cadre recouvrait. Cela laisse supposer que le vernis a été appliqué après que les panoramas aient été montés et encadrés.

Photograpie : Une conservatrice enlève du vernis recouvrant un des panoramas de M. Freeland.
Une conservatrice enlève du vernis
recouvrant un des panoramas de M. Freeland.

Il y avait aussi un net contraste entre l’apparence de la surface principale de la photographie et les parties qui avaient été cachées. Les parties non vernies étaient rafraîchissantes et grisâtres par opposition au ton jauni du gros de l’image. Elles présentaient aussi un plus grand écart des luminances et une plus grande netteté.

À presque tous les points de vue, en fait, la partie non vernie de l’épreuve avait remarquablement meilleure apparence. On a donc décidé d’effectuer certains essais pour voir si le vernis pouvait s’enlever sans danger. Les tests on révélé que le vernis pouvait être enlevé en se servant d'acétone.

On a donc décidé d’enlever le vernis.

Photographie : Une conservatrice enlève du vernis recouvrant un des panoramas de M. Freeland.


Après avoir testé des solvants, on a commencé à enlever le vernis, en procédant doucement et de façon prudente. Les conservatrices portaient un masque à gaz muni d’un filtre approprié, des gants au latex et un sarrau de laboratoire pour se protéger.des vapeurs produites par l'acétone.

Une conservatrice enlève du vernis
recouvrant un des panoramas de M. Freeland.

Photographie : Deux conservatrices travaillent de part et d’autre de la table, pour enlever le vernis qui recouvre le panoramas hivernal.
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Deux conservatrices travaillent de part et d’autre de la table,
pour enlever le vernis qui recouvre le panorama hivernal.

Photographie : Agrandissement de la partie d’un des panoramas de M. Freeland dont on a enlevé le vernis.
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Agrandissement d'un partie du panorama hivernal dont on a enlevé le vernis.

Cela a donné des résultats spectaculaires. Niagara Falls du début du 20e siècle a repris vie à mesure que les coton-tiges, les tampons d’ouate et les pinceaux progressaient sur l’épreuve mesurant près de 6 mètres de longueur. L’image était beaucoup plus nette et beaucoup plus riche qu’au moment de la découverte. À l’exception de certaines parties endommagées ainsi que de certains endroits où il s’était produit des pertes et où le risque de dommages supplémentaires était trop élevé, on a enlevé sans danger presque tout le vernis.

Photographie : Partie du panorama hivernal dont on a enlevé le vernis.
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Partie du panorama hivernal dont on a enlevé le vernis.