War Artists from the First World War: War Artists at Work - Page Banner

Les artistes de guerre suivaient l’armée canadienne dans ses progrès d’une bataille à l’autre. Mais ils n’étaient souvent que des observateurs. Ils vivaient loin des lignes et étaient généralement accompagnés d’une ordonnance (domestique militaire), d’une voiture et d’un chauffeur.

Plusieurs artistes se sont plaints d’ennui, et certains se sont évadés à Paris et d’autres villes, à la recherche de sujets différents.

British Army & Navy Leave Club, Paris
Œuvre de Caroline H. Armington

Le Club des permissionnaires britanniques est l’un des clubs qui assuraient l’hébergement des soldats britanniques et coloniaux en permission à Paris.

British Army and Navy Leave Club, Paris, France, 1917
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British Army and Navy Leave Club
Paris, France, 1917
Caroline Armington
gravure
Code de référence : C 334-1-1-0-1
Archives publiques de l'Ontario, I0003136

No. 8 Canadian General Hospital, Saint Cloud, France, 1918
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No. 8 Canadian General Hospital, Saint Cloud
France, 1918
Caroline Armington
gravure
Code de référence : C 334-1-1-0-2
Archives publiques de l'Ontario, I0003137

Canadian General Hospital
Œuvre de Caroline H. Armington

Charmante scène de rue à St-Cloud par une artiste qui sait bien illustrer la vie parisienne.

N’étant dotés d’aucune charge, les artistes de guerre pouvaient esquisser tout ce qui les environnait, créant une myriade d’images représentant des immeubles détruits et plus particulièrement les ruines ainsi que les tours et les clochers démolis des cathédrales et des églises.

Cette fascination relative aux églises bombardées était étroitement liée au message qui circulait à l’effet que l’armée allemande n’avait aucun scrupule à détruire les établissements religieux et les propriétés culturelles. En fait, il semblait que les Allemands avaient pour mission délibérée de démolir ces institutions.

Ablain St. Nazaire
Œuvre du lieutenant C. H. Barraud

Bien que d’une très grande simplicité, cette charmante plaque aux dimensions réduites a été faite de main de maître. Les ruines austères mais grandioses de l’église sont tout ce qui reste du village autrefois très peuplé qui l’environnait.



Church ruin, Ablain, St. Nazaire, 1916
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Church ruin, Ablain, St. Nazaire, 1916
Le lieut. C. H. Barraud
gravure
Code de référence : C 334-1-2-0-9
Archives publiques de l'Ontario, I0003101

L’autre type d’imagerie qui semblait prédominer sur les pensées créatives des artistes était les paysages qu’ils avaient devant eux. De nombreuses esquisses et peintures rappelaient la campagne anglaise et montraient très peu des signes de la guerre.

Ruins of the Monastery, Mont des Cats, October, 1917
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Ruins of the Monastery, Mont
des Cats octobre 1917
Le lieut. C. H. Barraud
gravure
Code de référence : C 334-1-2-0-17
Archives publiques de l'Ontario, I0003115

Soldiers on the road Albert, France, [ca. 1917]
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Soldiers on the road Albert,
France [vers 1917]
Bertram Buchanan
gravure
Code de référence : C 334-1-5-0-5
Archives publiques de l'Ontario, I0003128

Les journées en première ligne étaient souvent calmes, parsemées seulement de quelques explosions d’obus d’artillerie.

Les choses étaient toutefois différentes une fois la nuit tombée, l’activité en première ligne augmentant au fur et à mesure que les soldats chargés de couper les barbelés effectuaient des sorties et que le ravitaillement avançait. Les explosions aériennes et le bruit des mitrailleuses s’intensifiaient lorsque des mouvements étaient détectés dans la zone disputée.

The Night Patrol - Canadian M.L. boats entering Dover After Julius Olsson, A.R.A.
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The Night Patrol - Canadian M.L.
boats entering Dover, [vers 1915]
d'après Julius Olsson, A.R.A.
Code de référence : C 334-2-0-0-7
Archives publiques de l'Ontario, I0013654

The Western Front, back lines [ca. 1915]
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The Western front, back lines, [vers 1915]
Alfred Bentley
gravure
Code de référence : C 334-1-5-0-12
Archives publiques de l'Ontario, I0003124

Approaching Poperinghe on the Ypres Road
Œuvre du lieutenant C. H. Barraud

Poperinghe est la plus grande ville de Belgique à avoir évité l’occupation allemande. Base d’opérations au saillant d’Ypres, elle a été bombardée de façon intermittente.

À l’approche de Poperinghe sur le chemin d’Ypres, l’apparition lointaine de la ville et l’avenue bordée d’arbres offraient un spectacle des plus harmonieux.

Approaching Poperinghe, Belgium, 1917
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Approaching Poperinghe, Belgium, 1917
Le lieut. C. H. Barraud
gravure
Code de référence : C 334-1-2-0-8
Archives publiques de l'Ontario, I0003108

Place St. Bertin, Poperinghe, October 18, 1917

Place St. Bertin, Poperinghe
Œuvre du lieutenant C. H. Barraud

Faite à partir d’un croquis réalisé le 18 octobre 1917. Avant cette date, cette section de Poperinghe n’avait été touchée que par un nombre réduit de bombardements, et l’église n’avait été endommagée que par un seul obus.



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Place St. Bertin, Poperinghe,
18 octobre 1917
Le lieut. C. H. Barraud
gravure
Code de référence : C 334-1-2-0-5
Archives publiques de l'Ontario, I0003107

Les artistes de guerre ont également pu se rendre compte que la rapidité d’exécution, les mouvements constants ou l’obscurité caractérisaient généralement les événements importants. De plus, lorsqu’une offensive importante était amorcée, on les renvoyait à l’arrière-plan, et leur matériel ainsi que leur voiture étaient réquisitionnés pour servir au combat.

Pour ajouter à leur frustration, les artistes devaient travailler rapidement car le temps qui leur était accordé en première ligne ne dépassait souvent pas deux mois et pouvait même être limité à deux ou trois semaines.

Surrender of the German fleet, ca. 1917
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Surrender of the German fleet, 1918
Frank H. Mason
gravure
Code de référence : C 334-1-5-0-14
Archives publiques de l'Ontario, I0003117

Canadians entering Cambrai
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Canadians entering Cambrai, 1918
Le lieut. Gerard de Witt
Code de référence : C 334-1-3-0-2
Archives publiques de l'Ontario, I0013638

Canadians Entering Cambrai
Œuvre du lieutenant Gerard De Witt

Sur cette gravure, l’artiste a recréé l’arrivée des Canadiens dans la ville de Cambrai quelques heures après sa chute. Le soleil couchant d’un soir d’octobre ainsi que les épais nuages de fumée qui s’élèvent des sections en ruines de la ville produisent une vive impression que les témoins ne risquent pas d’oublier, et le nom « Cambrai » restera à tout jamais dans le cœur des Canadiens comme une étape importante vers la victoire.

C’est en août 1918 qu’a commencé la bataille d’Amiens, suivie de ce qu’on appelle l’offensive des Cent Jours du Canada.

Le 10 novembre 1918, les Canadiens se trouvaient en périphérie de Mons, où en 1914 les Britanniques et les Français avaient affronté pour la première fois l’armée allemande, qui avait l’intention de marcher sur Paris.

C’est à Mons le 11 novembre 1918 à 10 h 58 que le soldat George Price du 28e bataillon a été tué par un tireur d’élite. Deux minutes plus tard, soit à 11 h, l’armistice était conclue. La guerre était terminée.



Canadians Entering Le Grand Place, Mons
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Canadians Entering Le Grand Place, Mons, 1918
Le lieut. Gerard de Witt
Code de référence : C 334-1-3-0-1
Archives publiques de l'Ontario, I0013635