War Artists from the First World War: Resources - Page Banner

Les principales batailles auxquelles le Corps expéditionnaire canadien a pris part


Ypres – mai 1915

Festubert et Givenchy – juin 1915

Les cratères de St Éloi – avril 1916

Mont Sorrel – juin 1916

La Somme – juillet – novembre 1916

La crête de Vimy – avril 1917

La Scarpe – avril - mai 1917

Passchendaele – octobre – novembre 1917

Amiens – août 1918

Arras – septembre 1918

Cambrai – septembre 1918

La capture de Valenciennes – novembre 1918

Sources

Dean F. Oliver, Laura Brandon. Canvas of War: Painting the Canadian Experience 1914 to 1945, Vancouver: Douglas & McIntyre, 2000.

The Canadian Who's Who, vol. ll. London: Times Publishing Co., 1936.

Colin S. Macdonald. A Dictionary of Canadian Artists, vols. 1-7, Ottawa: Canadian Paperbacks Publishing Ltd., various publication dates.

Maria Tippett. Art at the Service of War - Canada, Art, and the Great War, Toronto, University of Toronto Press, 1984.

Rosemarie L. Tovell. A New Class of Art, The Artist's Print in Canada, 1877-1920, Ottawa: National Gallery of Canada, 1996.

 


Biographies des artistes

Caroline H. Armington (1875-1939)

Caroline Armington et son mari, l’artiste Frank Armington (1876-1941), ont passé la plus grande partie de leur vie professionnelle en France. Originaire de Brampton en Ontario, la jeune artiste Caroline Armington a enseigné les beaux-arts avant de suivre une formation en soins infirmiers. Elle a visité Paris pour la première fois en l’an 1900, et y est retournée en 1905 pour y vivre. Encouragée par son mari, elle s’est mise à faire des gravures en 1908. Elle a également su tirer parti de ses aptitudes en soins infirmiers en travaillant pour le service ambulancier américain durant la Première Guerre mondiale. Cependant, toujours désireuse de promouvoir son oeuvre, elle a offert ses services au Fonds de souvenirs guerre candiens. Suivant sa nomination, elle a produit une édition complète de reproductions, parmi lesquelles plusieurs révélaient une aptitude certaine pour les sujets architecturaux.

Cyril H. Barraud (1877-1965)

Né en Grande-Bretagne, Cyril Barraud est arrivé au Manitoba en 1913 et est progressivement devenu un personnage influent au sein de la communauté artistique de Winnipeg. Il a occupé le poste de président de la Manitoba Society of Artists and Craftsmen et a fondé le Winnipeg Art Club en 1915. Les talents de ce graveur artistique expérimenté ont été exploités sur le front en 1915 pendant son service à titre de lieutenant au sein du 43e bataillon du Corps expéditionnaire canadien. En 1916 et en 1917, M. Barraud a fait des croquis de la campagne française dévastée par la guerre. Lorsque ses services ont été retenus par le Fonds de souvenirs guerre candiens en août 1917, bon nombre de ses croquis ont été reproduits en éditions complètes.

Edgar Bundy A.R.A. (1862-1922)

Edgar Bundy est l’un des artistes anglais qui ont été embauchés par le Fonds de souvenirs guerre candiens. Vers 1918, M. Bundy a réalisé un grand tableau illustrant l’arrivée de la 3e brigade d’infanterie canadienne à St-Nazaire, en France, en 1915. La reproduction de cette œuvre figurative émouvante de M. Bundy recrée de façon colorée l’arrivée du régiment Black Watch sous les yeux de généraux et de dignitaires canadiens ainsi que d’une foule d’observateurs. On y peut voir le navire à vapeur Novian amarré à l’arrière-plan.

Gerard de Witt

Originaire d’Afrique du Sud, Gerard de Witt a servi dans les rangs du Corps expéditionnaire canadien à Halifax et a été lieutenant de la 6e batterie de siège canadienne en France. Malgré des talents artistiques peu connus, M. De Witt, par le biais de ses gravures, a su illustrer de façon spectaculaire certaines des scènes les plus mémorables de la marche des Canadiens de Cambrai à Mons à l’automne de 1918.

Richard Jack A. R. A. (1866-1952)

Richard Jack est né à Sunderland, en Angleterre, en 1866. Cet artiste aguerri a rapidement acquis une certaine notoriété pour ses portraits, y compris ceux qu’il a faits des membres de la monarchie anglaise et européenne. M. Jack, qui ne s’est établi au Canada qu’en 1930, a été en novembre 1916 le premier artiste embauché par le Fonds de souvenirs guerre candiens. Après avoir été nommé major, il a quitté l’Angleterre pour la France, où il a recréé certaines des campagnes les plus célèbres jamais entreprises par les troupes canadiennes. Les scènes de la seconde bataille d’Ypres et de la prise de la crête de Vimy, celle-ci mesurant plus de 19 pieds de long, constituent une reproduction de ses grands tableaux.

C. W. Jefferys (1869-1951)

Charles William Jefferys est probablement mieux connu pour ses illustrations historiques dans les manuels scolaires, les magazines et les journaux. Cependant, il était aussi un peintre paysagiste accompli, et ses toiles sur les prairies ont joui d’une certaine renommée. M. Jefferys est né en Angleterre en 1869, et a suivi sa famille jusqu’au Canada, en passant par Philadelphie, en 1881. Bien que sa mauvaise santé l’ait empêché de traverser l’océan pour devenir artiste de guerre officiel, les services de M. Jefferys, de même que ceux de Dorothy Stevens, ont été retenus pour reproduire les préparatifs de guerre sur le front domestique. Le travail de M. Jefferys était axé sur les activités des camps d’entraînement de Petawawa, de Niagara et de Toronto. Quoique cet artiste ne faisait preuve d’aucun intérêt marqué pour la gravure de reproduction, son expérience passée comme apprenti à la Toronto Lithographic Company s’est avérée utile lorsqu’il a dû transférer des lithographies pour le Fonds de souvenirs guerre candiens en 1919. Aujourd’hui, une plaque historique située à l’endroit où étaient érigés sa maison et son studio à North York, en Ontario, rappelle la vie et l’œuvre de cet artiste.

C. R. W. Nevinson (1889-1946)

L’artiste britannique C. R. W. Nevinson est né à Londres et a étudié à l’école des beaux-arts Slade School of Art. Il est déménagé à Paris en 1912 pour poursuivre ses études à l’Académie Julian, et on dit qu’il a partagé un studio avec Modigliani à cette époque. M. Nevinson a rapidement plongé dans le monde de la guerre en 1914-16 lorsqu’il a exercé les fonctions de conducteur d’ambulance pour le Royal Army Medical Corps et la Croix-Rouge. Plus tard, soit en 1917, il a été nommé artiste de guerre officiel et est retourné en France, où il a adopté une approche originale en effectuant ses croquis dans les airs, à partir d’avions et de ballons d’observation. L’œuvre intitulée War in the Air, qui se retrouve maintenant au Musée canadien de la guerre, est une reproduction de la peinture de M. Nevinson d’une bataille aérienne à laquelle a participé Billy Bishop, l’un des héros les plus populaires de l’aviation canadienne.

Gyrth Russell (1892-1970)

Né à Dartmouth, Gyrth Russell a étudié à l’école des beaux-arts Victoria School of Art and Design de Halifax, en Nouvelle-Écosse. Il n’a pas tardé à faire preuve d’un intérêt marqué pour la gravure de reproduction ainsi que d’une grande facilité technique dans ce domaine. Les autres études qu’il a entreprises à Boston puis à Paris ont confirmé ses affinités impressionnistes, qui sont particulièrement apparentes dans ses œuvres colorées à l’aquatinte. En 1917, M. Russell a été nommé membre du Fonds de souvenirs guerre candiens (FSGC) en compagnie des artistes canadiens A. Y. Jackson, Cyril Barraud et James Kerr Lawson. Promu au rang de lieutenant, M. Russell a effectué une série complète de gravures à sec pour le FSGC. Après avoir été démobilisé, il s’est établi en permanence en Angleterre, où il a continué à peindre et à exposer ses œuvres jusqu’à sa mort à Penarth, au pays de Galles, à l’âge de 78 ans.

Dorothy Stevens (1888-1966)

Native de Toronto, Dorothy Stevens a reçu sa formation artistique dans certaines des écoles les plus prestigieuses de Londres et de Paris entre 1904 et 1911. À son retour au Canada en 1911, elle avait déjà beaucoup voyagé et démontrait un niveau d’aptitude supérieur dans le domaine de la gravure de reproduction. C’est à Toronto que cette artiste a continué à soutenir sa réputation et à charmer la critique lors de ses expositions. Elle a d’ailleurs remporté la médaille d’argent à l’exposition internationale Panama-Pacific de San Francisco pour les 19 gravures qu’elle y avait exposées. En plus d’être reconnue pour ses gravures, Mme Stevens jouissait également d’une excellente réputation pour ses portraits, et l’on retrouve aujourd’hui bon nombre de ses œuvres au Musée des beaux-arts du Canada ainsi qu’au Musée des beaux-arts de l’Ontario. En 1919, Mme Stevens s’est adressée au Fonds de souvenirs guerre candiens, qui a retenu ses services pour une série de gravures reproduisant les activités des employés des chantiers navals de Toronto ainsi que celles des ouvrières de la fabrique de munitions British Forgings. À la fin de la guerre, elle a obtenu une bourse de voyage d’étude pour poursuivre son œuvre en Europe. Mme Stevens est décédée à Toronto en 1966, à l’âge de 78 ans.