Travels with Elizabeth Simcoe: A Visual Journey Through Upper and Lower Canada - Page Banner

John Graves Simcoe


Colonel John Graves Simcoe, [vers 1881]
Cliquer pour un agrandissement (250ko)

Colonel John Graves Simcoe, [vers 1881]
Lieutenant -gouverneur du Haut-Canada, 1791-96
George Theodore Berthon (1806-1892)
Huile sur toile
Collection d'œuvres d'art du gouvernement de l'Ontario, 694156

John Graves Simcoe naquit à Cotterstock, en Angleterre, en 1752, le fils unique de John et Katherine Simcoe. Il fit ses études à Oxford et s'engagea à l'armée comme enseigne du 35e régiment de fantassins, en 1770.

Il fut affecté à Boston, au début de la révolution américaine, en 1775. Sa lutte pour obtenir la création d'une formation spéciale de troupes légères conçues pour combattre les Américains dans des conditions égales conduisit à la mise sur pied des Queen's Rangers (brigadiers de la Reine), en 1777 : une unité loyaliste sous le commandement du major Simcoe, nouvellement nommé.

Il participa à plusieurs opérations à New York et en Virginie avant d'être blessé et renvoyé au bercail comme lieutenant-colonel, en 1781.

Le destin personnel de Simcoe s'améliora après son mariage à Elizabeth Posthuma Gwillim, l'année suivante. Elle lui apporta un soutien financier important pour sa carrière, lui permettant d'acheter et de restaurer Wolford Lodge, un grand domaine.

Il passa ses neuf années en tant qu'officier disponible à gérer son domaine, tenter d'obtenir des promotions et des nominations miliaires, et correspondre avec des membres de son ancien commandement au sujet de revendications territoriales et des problèmes touchant les Loyalistes.

Il entra au parlement en 1790, mais ne participa pas beaucoup aux débats. Vers la même époque, il apprit que sa campagne en vue d'obtenir une promotion avait porté fruits et qu'il était nommé premier Lieutenant-gouverneur du Haut-Canada.

À ce titre, Simcoe joua un rôle essentiel dans l'organisation du premier gouvernement civil dans ce qui est aujourd'hui l'Ontario. Suivant les instructions du Secrétaire de l'Intérieur, il organisa les organes législatif et exécutif qui allaient gouverner la province au cours des cinquante prochaines années.

La famille Simcoe faisait partie des grands propriétaires fonciers de la Grande-Bretagne, d'où étaient issus les administrateurs, les officiers militaires et les membres du clergé de cette société.

La famille accéda à la notoriété au cours des années 1750, lorsque le capitaine John Simcoe commanda les vaisseaux britanniques pendant les sièges de Louisbourg et de Québec, où il fut tué.

Au cours de sa carrière, il établit des liens avec des officiers de marine importants, dont l'amiral Samuel Graves, qui devint le parrain de son fils aîné, John Graves Simcoe.

Simcoe lança le mouvement de construction des routes et d'arpentage des villes et des lots ruraux que devaient occuper des colonies organisées. Une grande partie des fonctions de Simcoe dans le Haut-Canada fut affectée au maintien de bonnes relations avec les Indiens dans le territoire cédé aux États-Unis en 1783. Pendant les négociations du traité de Jay, en 1793, Simcoe consacra beaucoup d'efforts en vue de maintenir l'alliance avec les tribus de l'ouest tout en veillant à ne pas soutenir ouvertement la résistance à l'autorité américaine.

En 1796, Simcoe retourna en Angleterre en congé, mais son commandement fut transféré du Haut-Canada à Saint-Domingue, où il devait rétablir l'ordre en maîtrisant une invasion française et une révolte d'esclaves. Après huit mois seulement sur l'île, il retourna en Angleterre en 1797. En 1799, il fut promu au rang de major-général commandant la garnison de Plymouth. Deux ans plus tard, il devint lieutenant général commandant la défense côtière à Devonshire. Durant cette période, il passa la majorité de son temps à organiser et planifier des mesures défensives contre l'invasion française attendue. En 1806, Simcoe fut nommé au commandement des forces britanniques en Inde, mais au cours d'une mission diplomatique au Portugal, il tomba gravement malade et meurt peu de temps après son retour en Angleterre.

En vertu de l'Acte constitutionnel de 1791, la partie occidentale de la province du Québec fut constituée en entité distincte, bénéficiant de son propre Lieutenant-gouverneur et d'une assemblée. En sa qualité de premier titulaire des fonctions, Simcoe posa les bases du gouvernement qui devait diriger la province pour les cinquante prochaines années. Il le dota d'un solide organe exécutif, composé du Lieutenant-gouverneur et d'un conseil exécutif nommé, qui établirait des politiques avec une assemblée limitée à l'approbation des projets de loi monétaires afin de se conformer à ces politiques.