Anne Langton, dame de bonne famille, pionnière et artiste : Les personnages - bannière

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La famille Langton pouvait faire remonter ses origines au 13e siècle au moins, époque où, en 1215, l'évêque Stephen Langton se trouvait au nombre des témoins de la signature, par le roi Jean Sans Terre, de la Magna Carta.

Thomas Langton (1770-1838) était issu d'une famille d'aristocrates du Lancashire, les Langton de Broughton Tower et Kirkham. Benjamin de cinq garçons, il devint gentilhomme-marchand, et, plus tard, propriétaire terrien.

Père de William, Anne et John, il émigra au Canada en 1837, avec son épouse, sa fille et une belle-sœur célibataire, pour aller vivre avec son fils cadet John, dans le domaine agricole de celui-ci, sur le lac Sturgeon, près de Fenelon Falls.

William Langton avec un buste de son père, Thomas Langton, [vers 1840]

William Langton avec un buste de son père,
Thomas Langton, [vers 1840]
Fonds famille Langton
Daguerreotype
Code de référence : F 1077-11-0-7
Archives publiques de l'Ontario, I0008505

Ellen Langton (1766-1846), épouse de Thomas et mère de William, Anne et John, était la fille du révérend William Currer, recteur de la paroisse St. James the Apostle de Clapham, dans le Yorkshire. Les Currer étaient une famille éminente du Yorkshire, qui avait des liens avec les Brontë. Ellen émigra au Canada en 1837.

William Langton (1803-1881) était le fils aîné de Thomas et Ellen Langton. Il fit brillamment carrière dans la banque à Manchester (Angleterre) et se tailla une réputation de réformateur social et de connaisseur des arts. En 1831, il épousa Margaret Hornby, riche héritière d'une famille en vue du Lancashire. Ils ont neuf enfants, dont huit vécurent jusqu'à l'âge adulte. C’est à William, Margaret et leurs enfants qu’étaient principalement adressées les missives des Langton « canadiens ». Et William était le principal correspondant britannique des Langton du Canada.

Langton William et sa famille, [vers 1855]

Langton William et sa famille, [vers 1855]
Fonds famille Langton
Ambrotype
Code de référence : F 1077-11-0-6
Archives publiques de l'Ontario, I0008506

Anne Langton (1804-1893) était la fille unique et le deuxième enfant de Thomas et Ellen Langton. « Femme de bonne famille » modèle et artiste accomplie en peinture de paysage et de portrait miniature, elle devint pionnière et arriva en 1838 au domaine agricole de son jeune frère John sur le lac Sturgeon, près de Fenelon Falls, après avoir émigré en 1837 avec ses parents et sa tante célibataire.

John Langton (1808-1894) était le troisième fils et le plus jeune des enfants de Thomas et Ellen Langton (un second fils, Thomas, était mort en 1812, à l'âge de six ans). Diplômé de l'Université Cambridge, il émigra au Canada en 1833, pour s'installer sur le lac Sturgeon, près de Fenelon Falls. Il épouse Lydia (née Dunsford) en 1845, et ils eurent huit enfants, dont sept vécurent jusqu'à l'âge adulte.

Alice Currer (1770-1846) était la sœur célibataire d'Ellen Langton. Elle émigra au Canada, en compagnie d'Ellen, de Thomas et d'Anne en 1837.

Margaret Langton (née Hornby), était l'épouse de William Langton.
Les enfants survivants de William et Margaret Langton étaient : Alice, Ellen Josephine, Katharine Elizabeth, Anna Margaret, William Heywood, Henry Currer, Marian Cicely, Frances Amelia.

Les enfants survivants de John et Lydia Langton étaient : Ellen, Thomas, Henry Stephen (Harry), (Mary) Agnes, William Alexander, John (Jack), Hugh Hornby.

Ellen Josephine Philips (née Langton) a édité les lettres et le journal intime de sa tante Anne et les a fait imprimer à compte d'auteur en 1904 (à Edimbourg), sous le titre Langton Records. Journals and Letters from Canada, 1837-1847.

Hugh Hornby Langton a édité les lettres et le journal intime de sa tante, publiés sous le titre A Gentlewoman in Upper Canada. The Journals of Anne Langton en 1950 (Toronto).

La famille Currer était originaire duYorkshire et liée à la célèbre famille Brontë. Lorsque les trois sœurs Brontë adoptèrent des noms de plume masculins pour publier leurs premiers romans, Charlotte Brontë chosit « Currer Bell ». Un descendant de la famille Currer, Noel Currer-Briggs, a donné un certain nombre de pièces ayant appartenue à la famille Langton – daguerréotypes, ambrotypes et croquis – aux Archives publiques de l’Ontario en 1979.

La famille Dunsford est arrivée au Canada d'Angleterre, à l'automne de 1838. Le révérend James Hartley Dunsford était le chef de la famille. Lui et son épouse Mary avaient une grande maison de rondins à deux étages, « The Beehive » (« La Ruche »), qui avait été construite pour loger le couple et ses dix enfants (cinq fils et cinq filles), à l'extrémité sud du lac Sturgeon, à Bobcaygeon. Cette maison était même plus grande que Blythe (et il le fallait, pour une famille aussi nombreuse). En octobre de 1838, Anne Langton, anticipant l'arrivée des Dunsford, les voyait comme des rivaux potentiels sur le plan social. La perspective lui avait arraché une remarque acerbe, chose rare sous sa plume : « Jusqu'ici, j'imagine que nous remportons la palme du raffinement anglais pour la plupart de nos voisins, mais je m'attends à ce que les Dunsford nous éclipsent, car, dit-on, ils emmènent une voiture à équipage. J'espère qu'ils n'oublieront pas de nous emmener une route carrossable aussi! » (GUC, 71-72). Elle était alors loin d'imaginer que son frère John épouserait un jour Lydia, la deuxième des filles Dunsford.